Un livre pour en finir (verbalement) avec le vieillard indigne par Guy Millière

Publié le 16 Février 2012

 

dsc 2720 300x199 Un livre pour en finir (verbalement) avec le vieillard indigne
 
Je le dis comme je le pense. Gilles William Goldnadel a réussi une prouesse : écrire un livre sur rien. Il n’aurait pas eu à le faire si le rien dont il traitait n’était venu occuper tout l’espace intellectuel et médiatique d’un pays dont il serait flatteur de dire qu’il a atteint l’ère du vide. 
 
Le rien dont traite Goldnadel est un livre sans style, sans contenu, sans idées. Ce n’est pas même un livre d’ailleurs, juste quelques pages qui auraient pu occuper en un autre temps un espace laissé vacant dans un journal de province. L’un de ceux qu’on achetait au temps de mon enfance à la campagne pour les couper en quatre et les accrocher dans une cabine au fond du jardin, aux fins de les parcourir, comme faisait un critique assez expéditif au début du vingtième siècle, d’un derrière pressé et un peu distrait.(Sacha Guitry. ndlr Gérard Brazon) Goldnadel le compare à l’antimatière. Le livre, vous le connaissez, bien sûr. Il s’appelle "Indignez-vous". Il s’est vendu à des millions d’exemplaires. 
 
Comme l’explique Goldnadel, il y a pourtant tromperie sur la marchandise, puisqu’il y a, en tout et pour tout, à l’intérieur, un seul appel à l’indignation. Mais comme ce seul appel à l’indignation concerne une cible bien choisie, aucun lecteur n’a demandé à se faire rembourser, aucun journaliste n’a dénoncé l’imposture, bien au contraire. 
 
La cible, nul ne l’ignore plus, hélas, ce sont les Juifs Israéliens : en somme, les Juifs qu’on peut détester parce qu’ils sont debout et vivants, parce qu’ils en sont venus aussi, écrit Goldnadel, à incarner le « Blanc au carré, d’autant plus haïssable qu’il est l’exact négatif du juif déporté », et permet aux Européens de se sentir moins coupables du crime qui entache le passé du continent. 
 
Pour viser sa cible, l’auteur du livre, Stéphane Hessel, se fait passer pour juif et ses positions anti-israéliennes, poursuit Goldnadel, sont dès lors perçues comme « d’autant plus percutantes » qu’elles semblent « indiscutables, venant d’un être dès lors insoupçonnable d’antijudaisme » et censé être «nimbé de l’auréole que confère l’admirable objectivité de l’homme qui n’hésite pas à faire fi de sa tribalité pour défendre l’humanité». 
 
Ce qui n’est pas dit est que « la famille du grand père de Stéphane Hessel était déjà convertie au luthéranisme depuis une génération, et que sa mère était la fille d’un banquier prussien protestant et antisémite ».
 
Pour toucher le public qu’il entend toucher, Stéphane Hessel se pare de sa qualité de résistant (qualité au nom de laquelle il s’est permis de parler du Hamas comme d’un mouvement de résistants) et en profite pour classer la résistance à gauche : dans un mouvement de révision de l’histoire qui fait, dit Goldnadel, de « résistant de droite une antiphrase » et permet commodément d’occulter le fait que Vichy a été « approuvé par une majorité de gauche qui conféra les pleins pouvoirs à Pétain, ou le fait que le Parti communiste n’a rejoint la résistance qu’après la rupture du pacte germano-soviétique et « l’invasion allemande de l’empire stalinien ». 
 
Pour se pousser du col, Stéphane Hessel se présente encore comme l’un des rédacteurs de la Déclaration universelle des droits de l’homme alors qu’il n’était à l’époque, comme l’a démontré de manière nette et définitive Pierre-André Taguieff, que cite Goldnadel, qu’un petit gratte papier très subalterne. 
 
Agrémentent le livre de Stéphane Hessel une multitude d’autres faussetés, inepties ou abjections qui permettent à l’auteur de réaliser, note Goldnadel, « l’exploit de fabriquer autant de gros mensonges en aussi peu de place ». 
 
Goldnadel fournit une liste de situations effectivement effroyables qui pourraient fournir à Hessel et à ses lecteurs de réels motifs de s’indigner. Mais il sait bien que tous ces gens ne veulent pas vraiment s’indigner de quoi que ce soit, et simplement s’adonner à la « complaisance envers le terrorisme antisémite » et à l’incitation à la haine « antisioniste ».
 
A la fin du livre, Goldnadel s’adresse aux « jeunes indignés », fiers « d’être sans programme », et les incite à ne vénérer ni « la foule d’ovins, ni la meute des loups, ni le troupeau de rhinocéros ». 
 
Je doute qu’il soit entendu. Mais ceux, nombreux j’espère, qui entendent garder les yeux ouverts et qui voudraient tout savoir sur celui que j’appelle le « vieillard indigne », doivent de toute urgence acheter le livre de Gilles William Goldnadel.
 
Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Guy Millière pour www.Dreuz.info
 
Gilles William Goldnadel, Le vieil homme m'indigne Un livre pour en finir (verbalement) avec le vieillard indigne*. Les postures et impostures de Stéphane Hessel, Jean-Claude Gawsewitch, 2012, 57p., 4,90€.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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Marie-Claire Muller 16/02/2012 17:11


Hessel fait parti de la meute et faisant parti de la meute,il est adulé!Haro à ceux qui n'en font pas parti et soutiennent Israël,être antisémite est une institution en Europe,donc être pro
palestinien est une obligation  et cela depuis la guerre et c la bête immonde récriée c'est ceux là même qui la dénonce un document trés interessant sur DREUZZ produit par Bat ye or:


Une Conspiration Boomrang


15 février 2012 | Filed under: Eurabia,Europe,France,International,Moyen-Orient,Politique | Posted by: Bat Ye’or


 





 


Bat Ye’or - 


Un vent mauvais souffle de la Norvège sur le monde. Il ne s’agit pas seulement du massacre du forcené
Breivick — acte déjà en lui-même une monstruosité, perpétrée durant plusieurs heures sans que la police n’intervienne. Mais voici que s’y ajoute une violence politique d’un gouvernement aux abois
avant des élections qu’il aurait sans doute perdues, n’était-ce l’horreur suscitée par un psychopathe dont la folie meurtrière lui donna la victoire. Exploitant ce crime, ce gouvernement lança
par ses limiers, ses anathèmes, ses fatwas et ses ukases contre tous les écrivains de la planète qui péniblement, bravant le terrorisme et la ruine consécutive à l’ostracisme professionnel et
social imposés par la pensée unique, s’efforcent de maintenir les libertés démocratiques et la dignité humaine dans les sociétés occidentales. Le crime de Breivick renforça le parti
gouvernemental et prit en otage le droit de penser, de parler et de critiquer le pouvoir politique. Il emprisonna les Occidentaux dans la prison du totalitarisme et de la tyrannie intellectuelle
par la criminalisation de la pensée critique. 


 


Breivick — cet inconnu des écrivains qu’il cite, mais non de la police norvégienne — a-t-il lu mes livres ?
S’est-il inspiré des grands noms de la science et de la littérature qu’il cite : Darwin, Churchill ou Poutin qu’il admire ? Ou a-t-il été guidé par le terrorisme jihadiste exterminationiste
excusé par son gouvernement. Souvenons-nous de Maalot et de ses écoliers israéliens massacrés par les Palestiniens, de Beislan, de Mumbaï… de New York (sept. 2001), de Madrid (mars 2004), de
Londres (juillet 2005)… des guerres civiles au Liban, des victimes en Irak, en Egypte, au Soudan, au Nigéria… 


 


Suis-je la créatrice d’une théorie diabolique parce que j’ai ré-humanisé dans la notion de dhimmitude, les
millions de victimes de l’impérialisme jihadiste ? Ai-je conçu une conspiration parce que j’en ai étudié ses prolongements actuels dans Eurabia, comme m’en accuse une chasse aux sorcières bien
organisée par des plumitifs ignares recourant uniquement à la diffamation d’une œuvre qu’ils n’ont pas même lue ?


 


Qui a inventé Eurabia ? Qu’en on juge ! Voici deux rectos de la revue Eurabia. Regardez bien les dates :
juillet et septembre 1975 pour les numéros 2 et 3. 


 








 


 


 Et en voici les versos respectifs : 


 





 


 


Regardez bien le bas du verso du n° 2. Le directeur de la publication d’Eurabia est Lucien Bitterlin et le
rédacteur en chef en est Robert Swann. 


 


Qui est Robert Swann ? Nous l’apprenons par un article du 2 septembre 2009 signé Richard Eyre publié par The
Council of Arab-British Understanding (CAABU), tiré de la rubrique nécrologique du Guardian (23 Août 2001). Selon cet article, Robert Swann fut secrétaire général d’Amnistie
Internationale. Fils unique de parents allemands, il se convertit au catholicisme, et après un court passage au Foreign Office il fonde en 1974 avec le parlementaire travailliste Christopher
Mayhew et le Français Raymond Offroy, membre de l’Assemblée nationale, l’Association Parlementaire pour la Coopération Euro-Arabe (APCEA). Posté à Paris, il en devient le premier secrétaire
général, titre auquel il joint celui de directeur du Fond de l’Amitié Arabe-Non arabe (Arab-Non Arab Friendship Fund : ANAF) situé en Suisse, et finançant les activités de cette organisation.
Swann réussit à convaincre les parlements européens à adopter une position unifiée favorable aux Palestiniens et au monde arabe. 


 


L’origine du mot Eurabia qui me vaut les foudres, les quolibets et les menaces de la bien-pensance
eurabienne, émane donc du fondateur de l’APCEA. Mon livre Eurabia au titre parfaitement légitime puisqu’il examine les activités de l’organisation génitrice de ce nom et de la politique qui lui
est associée, se fonde sur des livres, de

LA GAULOISE 16/02/2012 12:24


Merci d'ecrire cela : j'ai cru que j'etais la seule à avoir detesté ce pseudo bouquin , apres avoir renifler l'arnaque!