Un pacte signé dans le sang des Juifs! par Caroline Glick

Publié le 20 Octobre 2011

Traduit par Jeyn de "Puteaux-Libre"

http://www.carolineglick.com/

A pact signed in Jewish blood

Un pacte signé dans le sang des Juifs

Personne ne nie la longue douleur de la famille Shalit. Noam et Aviva Shalit et leurs proches ont enduré cinq ans et quatre mois d'angoisse ininterrompue depuis que leur fils, le Sergent Gilad Shalit a été enlevé en juin 2006 de son poste de l'armée par des terroristes palestiniens pour Gaza où il a disparu. Depuis lors, mis à part une lettre et un message vidéo, ils n’ont reçu aucun signe de vie de leur fils soldat.

Il n'est pas un foyer juif en Israël qui ne s’identifie à leurs souffrances. Et ce n'est pas simplement parce que la plupart des Israéliens font leur service militaire dans les Forces de Défense Israélienne et qu’ils envisagent celui de leurs enfants.

Ce n’est pas simplement parce que ça peut arriver à n'importe laquelle de nos familles.

En tant que Juifs, le concept de responsabilité réciproque selon lequel nous sommes tous une grande famille et partageons un destin commun est enraciné dans notre conscience collective. Et donc, à un niveau profond, la souffrance de la famille Shalit est notre souffrance commune.

Et pourtant, et pourtant, la liberté a un prix. Pour le peuple juif dans son ensemble la cause de la liberté exige de certaines familles un sacrifice plus grand que pour d'autres.

Parfois, ce sacrifice est fait de plein gré, comme dans le cas de la famille Netanyahou.

Le Professeur Benzion et Tzilla Netanyahou ont élevé leurs trois fils en guerriers dans la lutte pour la liberté juive. Et tous les trois ont servi dans une unité de commando d'élite. Leur fils aîné Yonatan eut le privilège de commander et de diriger le groupe de commandos israéliens dans le raid héroïque pour libérer des otages juifs détenus par l'OLP (Organisation de Libération de la Palestine) à Entebbe.

Là, le 4 Juillet 1976, Yonatan et sa famille ont fait le sacrifice ultime pour la liberté du peuple juif. Yonatan est mort au combat. Pour le restant de leur vie, ses parents et ses frères sont en deuil et il leur manque. Et pourtant, le sacrifice de la famille Netanyahou était le produit d'une décision préalable de se battre sur le front de guerre pour sauvegarder la liberté juive.

Parfois, le sacrifice est consenti de moins bonne grâce.

Depuis qu'Israël a permis à l'OLP et à ses armées terroristes de déplacer leurs bases de Tunis en Judée, en Samarie et à Gaza en 1994, près de 2 000 familles israéliennes ont involontairement payé le prix ultime pour la liberté du peuple juif. Notre liberté enrage nos voisins palestiniens à un point tel qu'ils ont décidé que tous les Israéliens devaient mourir.

Par exemple Ruth Peled, 56 ans, et sa petite-fille de 14 mois, Sinaï Keinan n'étaient pas volontaires au sacrifice ultime pour la liberté du peuple juif quand elles furent assassinées par un kamikaze palestinien alors qu'elles étaient assises chez un glacier à Petah Tikva en mai 2002.

Et Gal Eisenman, cinq ans et sa grand-mère Noa Alon, 60 ans, n'avaient pas prévu de donner leur vie pour le bien commun quand, avec cinq autres personnes, ils ont été réduits en miettes par des terroristes palestiniens en juin 2002 alors qu'ils attendaient un bus à Jérusalem.

Leurs mère et fille, Chen Keinan et Pnina Eisenman, n’avaient pas pris d’adhésion en prévision de leur crémation sous leurs yeux. Elles n'ont pas choisi de devenir simultanément veuve et orpheline.

Les vies des victimes du terrorisme arabe ont été volées à leur famille, simplement parce que c’étaient des Juifs vivant en Israël. Et dans le cas des familles Keinan, Peled, Alon et Eisenman, comme dans des milliers d'autres cas, les assassins ont été les bénéficiaires directs et indirects des échanges terroristes-contre-otages, comme dans l'accord que le frère de Yonathan Netanyahou, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a réalisé cette semaine avec le Hamas pour obtenir la libération de Gilad Shalit.

L'accord que Netanyahu a conclu est signé du sang des victimes passées et futures des terroristes qu’il libère. Aucune excuse de Netanyahu, de ses fans des médias de masse délirants et des dirigeants défaitistes, apparemment incompétents du Shin Bet, du Mossad et de Tsahal, ne pourra entamer les faits.

C'est une certitude d’un point de vue statistique que la libération de 1 027 terroristes pour Shalit mènera à l'assassinat d'un nombre incalculable d'Israéliens. C’est ce qui s’est produit à chaque fois qu’on a payé ces rançons de sang. Cela se reproduira.

Un nombre incalculable d'Israéliens qui sont en ce moment assis dans leur Souka pour célébrer la liberté des Juifs, sont au volant de leurs voitures, font la queue à la banque, sont dans leur salle de classe d’école maternelle peignant pour Simhat Torah des illustrations de rouleaux de la Torah, seront tués du fait qu’ils sont juifs d’Israël parce que Netanyahou a conclu cet accord. La douleur incessante de leurs familles laissées à l’abandon, sera inimaginable. 

Ceci est un fait simple et il est incontestable.

Il est également incontestable qu’un nombre incalculable de soldats de Tsahal et d’officiers seront enlevés et retenus en otages. Des soldats actuellement à l’entraînement ou en train de frotter les planchers de leur caserne, ou assis dans un pub avec leurs amis durant les vacances se retrouveront un jour dans un cachot à Gaza ou au Sinaï ou au Liban subissant d’indicibles tortures mentales et physiques pendant des années. Leurs familles endureront une agonie inhumaine.

La seule chose que nous ne sachions pas de ces futures victimes c’est leurs noms. Mais nous savons ce qu’il adviendra d’eux aussi sûrement que nous savons que la nuit vient après le jour.

Netanyahou a prouvé une fois de plus que la prise en otage de soldats de Tsahal est un pari gagnant pour nos voisins palestiniens. Ils peuvent assassiner le prochain contingent des Sinaï, Gal, Noah et Ruth. Ils peuvent tuer des milliers d'entre eux. Et ils peuvent le faire en sachant qu'il leur suffit de kidnapper un soldat de Tsahal pour gagner l'immunité de leurs assassinats. 

Pour ceux qui croient que tous les Juifs doivent mourir, il n’y a aucun inconvénient à cela.

Dans sa déclaration publique sur l'affaire Shalit, mardi soir, M. Netanyahu, comme les groupies qu’il s’est trouvées dans les médias, a invoqué la tradition juive du Pidyon Shevuim, ou le rachat des captifs. Mais la loi du Talmud n'est pas inconditionnelle. Les sages rabbiniques étaient très clairs. La rançon à payer ne peut inclure les assassinats d’autres Juifs.

Cet accord - comme les précédents – n’est pas en conformité avec la tradition juive. Il s'oppose à la tradition juive. Même dans nos heures les plus sombres d'impuissance dans les ghettos et les langueurs de l'exil, nos dirigeants n’ont pas accepté de payer le prix d’une vie contre une autre vie. Le judaïsme a toujours rejeté le sacrifice humain.

La vraie question ici après cinq ans et quatre mois durant lesquels Shalit a été pris en otage et deux ans et demi d’occupation de Netanyahou au poste actuel de Premier ministre, pourquoi l’affaire a-t-elle été conclue aujourd'hui? Ce qui a changé? La réponse est qu’il y a très peu de changement de la part de Netanyahu. Après son entrée en fonction, M. Netanyahu a accepté pour l'essentiel les contours de l'accord catastrophique qu’il a signé dans le sang juif.

Au départ il y avait une justification politique à son attitude perverse d’un point de vue moral et stratégique.

Il devait tenir compte du ministre de la Défense Ehud Barak et du parti travailliste.

Soutenir cette tractation c’était l'un des nombreux prix abominables que Netanyahou devait s’attendre à payer pour garder les travaillistes et Barak dans sa coalition.

Mais cette logique a pris fin avec la démission en janvier de Barak du parti travailliste.

Depuis, Barak et ses collègues qui l'ont rejoint en quittant le Parti travailliste n'ont eu aucune influence politique sur Netanyahou.

Ils n'ont nulle part où aller. Leur vie politique est entièrement dépendante de leur appartenance au gouvernement Netanyahou. Il n'a pas besoin le payer de prix de leur fidélité.

Ainsi la décision de Netanyahou de traiter avec le Hamas est dépourvue de toute justification politique.

Ce qui a vraiment changé depuis que l'accord a été pour la première fois mis sur la table il y a deux ans, c’est la situation du Hamas. Depuis que les Syriens ont commencé à se soulever contre le régime du président Bachar el-Assad, mécène et défenseur des dirigeants du Hamas dont le siège depuis 1998 est en Syrie, ils sont à la recherche d'un moyen d’en partir. Les Frères musulmans sont les forces en pointe de l'opposition syrienne soutenues par l'Occident.

Les dirigeants du Hamas ne veulent pas être identifiés à l'oppresseur de la Fraternité.

Avec la junte militaire égyptienne qui maintenant massacre ouvertement les Chrétiens, et avec les Frères musulmans devenant la force politique dominante du pays, l'Egypte devient pour le Hamas une résidence beaucoup plus adaptée.

Mais depuis ces derniers mois, les dirigeants du Hamas à Damas ont été confrontés à un dilemme. S'ils restent en Syrie, ils perdent leur crédibilité. S’ils en partent, ils s'exposent à Israël.

Selon la Chaîne 2, en échange de Shalit, au-delà de la libération d'un millier d’assassins, M. Netanyahou a accepté d’accorder aux dirigeants du Hamas un passage sécurisé pour filer en Egypte.

Ce que cela signifie, c'est que cette affaire est encore pire pour Israël qu'il n'y paraît à la surface.

Ce n’est pas seulement le fait qu’Israël, en libérant dans la société palestinienne des terroristes parmi les plus expérimentées soit assurée de la relance du terrorisme des Palestiniens contre ses civils, et ce à un moment où le terrorisme lui-même s’intensifie progressivement. Israël détruit l’occasion soit de décapiter le Hamas en tuant ses dirigeants en transit, soit d'affaiblir le groupe en forçant ses dirigeants à tomber avec Assad en Syrie.

Au mieux, Netanyahou sort de cette affaire semblable à un leader faible manipulé et redevable envers les radicaux israéliens et les médias fous-capitulards. Pour leur honte éternelle, les médias ont mené une campagne de cinq ans pour forcer les dirigeants d'Israël à céder au Hamas.

Au pire, cet accord présente Netanyahu comme un politicien moralement défaillant, stratégiquement irresponsable, stupide et opportuniste.

Ce dont Israël a besoin c’est d’un dirigeant ayant le courage de ses convictions d'écrivain. En 1995, cet auteur écrivait : « La libération de terroristes avérés, avant qu'ils aient purgé leur peine complète, apparaît comme un moyen facile et tentant pour désamorcer des situations de chantage dans lesquelles des personnes innocentes peuvent perdre leur vie, mais son utilité, au mieux est éphémère. »

« Les libérations de prisonniers ne font qu’encourager les terroristes en leur donnant le sentiment que, même s’ils sont pris, leur punition sera courte. Pire, en incitant des terroristes à penser que de telles demandes sont possibles, elles encouragent précisément le chantage terroriste qu’elles sont censées désamorcer ».

L'auteur de ces lignes c’était Binyamin Netanyahou alors chef de l'opposition. Netanyahou a écrit ces lignes dans son livre : « Lutter contre le terrorisme : Comment les démocraties peuvent-elles vaincre le terrorisme national et international. »

Israël a besoin que Netanyahu le fasse. Mais devant la capitulation actuelle abjecte de Netanyahu face au terrorisme, apparemment il s’en éloigne. 

Traduit par Jeyn de Puteaux-Libre

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Epicure 20/10/2011 16:43



La Diplomatie est fille de la démocracieet mais c'est au final un système Pervers car essentiellement   fondé  sur des accords secrets ou des faiblesses de carctères. dans les deux cas
une catasrrophe à venir...(Voyez vos cours d'histoire)


Ici, c'en est une caricature!