Un Président d’une exceptionnelle médiocrité. Par Christian Vanneste

Publié le 17 Juillet 2013

Je ne partage par la conclusion qui indique Balladur comme celui qui aurait été un bon Président. Mais l'ensemble de l'article est un bon diagnostique de la situation politique dans ce pays. Hollande est la pire chose qui soit arrivée à la France. Une pollution incomparablement nocive. Je m'étonne que les écolos ne se soient pas insurgés et n'est pas demandé que cesse cette pollution en urgence. Mais il est vrai qu'ils sont eux-mêmes des agents pollueurs.

Gérard Brazon

François Hollande

En entendant François Hollande, le jour de la fête nationale, le début des Mémoires de Guerre du Général m’est revenu à l’esprit :  « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France… S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie… » Qu’un homme désespérément banal, dont le talent oratoire a tenu dans une anaphore (suite dans un discours d'une même expression: moi Président je... ndlr Gérard Brazonque la suite a rendue comique, étale sa satisfaction à bon marché, en s’appuyant sur des résultats d’une honnête moyenne, qu’il aligne des mots vidés de leur substance comme « confiance », « optimisme », « reprise »prononcés sans conviction ni vigueur, dans un contexte qui les rend incongrus, donne de notre pays une image , rapetissée comme notre AAA chez Fitch, ratatinée, comme notre poids en Europe, rabougrie, comme l’idée que s’en font, désormais les autres pays du monde.

 

Il fut un temps où les performances technologiques et économiques françaises, supérieures à celles des Allemands ou des Britanniques, permettaient au Président Pompidou de rencontrer d’égal à égal Richard Nixon. C’était l’époque où le prévisionniste américain Herman Kahn pronostiquait le rattrapage de l’Allemagne, et son doublement par la France. C’était en 1973, à la veille de  la crise pétrolière…

 

Nous ne sommes pas les seuls à l’avoir connue, mais les seuls à n’avoir jamais vraiment refait surface, malgré le choix intelligent et courageux du nucléaire. Pour le reste, l’exception française, prise à tort pour la clef de la réussite, a continué d’être chantée à gauche et même « à droite » par le bonapartiste Philippe Séguin ou son autoproclamé fils spirituel Henri Guaino, la plume « gaulliste » républicaine, la trompette de l’État volontariste, le Déroulède du sarkozysme hostile à la repentance mais auteur de la légende dorée de la France généreuse et éternelle de Hugo à Guy Mocquet en passant par Jaurès. Notre addiction à ce discours enchanteur que notre prosaïque Président promettait de réenchanter, doit prendre fin.

 

Il y a quatre manières d’en sortir. La première, c’est par le bas. Un Président normal nous habitue à la discrète médiocrité de l’élève que personne ne remarque, au milieu du tableau, avec des résultats proches de la moyenne. Mais cette sortie-là maintient deux écueils : un État obèse et impuissant, et un lent déclin économique, social, culturel qui nous entraîne vers le bas du tableau, par exemple pour les résultats scolaires ou pour la délinquance, notamment en raison de l’absence de politique forte en matière de maîtrise de l’immigration. La seconde consiste à dissoudre l’identité nationale dans le « machin » européen ouvert au mondialisme. C’est la solution Barroso.

 

Le 9 septembre 1965, le Général De Gaulle lors d’un conférence de presse évoquait cette construction de l’Europe où « les pays perdraient leur personnalité nationale » et« seraient régis par quelque aréopage technocratique et irresponsable. » Nous y sommes : un continent, une passoire consommatrice dont la population vieillissante sera remplacée par une autre, avec d’autres valeurs et qui parlera de plus en plus anglais.

Que celui qui aspire désormais à une irresponsabilité mondiale considère l’exception culturelle comme « réactionnaire » n’a rien d’étonnant. La troisième réponse nous incite à nous arrimer avec force à l’exception culturelle. Parce qu’elle présente la face politiquement correcte de la défense de la diversité, et qu’elle peut être partagée par les nations qui ont aussi une langue et une identité à sauver, sa résistance face à l’hégémonie atlantique peut encore tenir, comme l’a montré l’exclusion de l’audiovisuel du mandat de négociation de la Commission européenne pour le libre échange avec les États-Unis. Mais cette citadelle est minée de toutes parts. La loi Toubon qui voulait endiguer la pénétration de l’anglais est oubliée depuis longtemps. La littérature pour la jeunesse, les mythes et les sagas qui structurent l’imaginaire, les contenus des jeux vidéo débordent les quelques succès cinématographiques français. L’exception culturelle n’est-elle pas avant tout ce cocktail typiquement français qui fait qu’au nom de l’intérêt général, un certain nombre de privilèges soient maintenus pour des minorités ? Celui des intermittents du spectacle et de leur régime dérogatoire, financé par les autres sous la forme d’une subvention qui ne dit pas son nom, celui des artistes, qui à l’abri du marché bénéficient de revenus plus que confortables, celui des « décideurs publics » qui font régner dans la culture française la pensée unique de leur choix et de leur copinage, avec ce parfum nostalgique de soviétisme si suave aux narines de ceux qui continueront à préférer Sartre à Aron.

Il y aurait donc une quatrième sortie de l’exception. Celle-ci se ferait par le haut. Un homme aurait sans doute pu l’incarner en 1995, c’est Édouard Balladur pour qui le mot « réforme » était essentiel et qui avait témoigné en 1986 de son courage à en faire une réalité. La droite française a été réformatrice durant six mois jusqu’à Malik Oussékine. Depuis, elle a vu se succéder l’immobilisme paresseux en majesté et l’agitation stérile et mensongère. Les exemples de réussite sont nombreux et variés. La France n’a qu’à faire son « benchmarking » : réduire le poids de son État et de sa dépense publique comme les Britanniques, les Canadiens ou au moins comme les Suédois, oser une réforme définitive des retraites et une libération du statut désuet de la fonction publique, si grotesque en matière de recherche, par exemple, comme les Suédois également, dynamiter une bonne fois le mammouth pour obtenir à l’école des résultats comparables à la Finlande ou à Singapour, s’inspirer de la Cité-État pour la sécurité, imiter enfin l’Allemagne et le Danemark pour le financement de notre sécurité sociale en faisant passer celui-ci de la production sur la consommation. La TVA sociale, cette réforme adoptée en 1988 par les pays scandinaves, repoussée en France depuis 20 ans, serait le meilleur moyen de maintenir la seule exception française dont on puisse se vanter, la politique familiale que le pouvoir socialiste est en train de détruire !

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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FRANHENJAC 18/07/2013 03:27


"imiter l´Allemagne pour le financement de la sécurité sociale ?"


Elle est belle celle là !  C´est du n´importe quoi ! Que voulez-vous dire là ?


 


 

marie-plume 17/07/2013 16:47


Ah non! Ne nous parlez pas de "Balladur" comme le type de l'exemplarité! Il est le précurseur de toutes les avanies que vit, aujourd'hui, notre pays! Honni soit qui mal y pense! Et juxtaposer De
Gaulle, c'est vouloir mélanger l'huile au vinaigre, on sait ce qui en résulte... 

aupied 17/07/2013 13:59


Monsieur le Général DE GAULLE AVAIt raison , quand en septempbre 1965 , il avait dis que l'europe perdrait leur personnalité nationale , c'est une honte hollande de vous conduire de cette façon ,
que faite vous pour sauver notre pays ( qui je crois est aussi le votre ??? ) vous préférez vous occuper de gens qui nous ruines , mais avez vous oubliez que c'est nous les travailleurs et
retraités Français qui vous payons un salaire substentiel , pour quoi faire ?? si ce n'est raconté que des mensonges pour endormir les français , et ses mêmes  Français qui vous disent allez
continuer c'est bien tous ces gens qui vous soutiennes ne vois eux aussi que leur maudit portefeuilles , arretez toutes cest galégades nous vous en serons reconnaissant ,( ah j'oubliez une
réflextion que vous avez faite le 14 juillet , pour un président ( pas le mien) qui se respecte ), n'a pas le droit de critiquer tel ou tel parti MARINE LE PEN elle défend la France

Nicolaï Vavilov 17/07/2013 12:21


 diagnostic serait ... mieux. Attention, le clavier pousse à la faute