UNE ARLESIENNE ? Le droit de vote des étrangers. Par Michel Cataneo

Publié le 25 Juillet 2013

Michel Cataneo Par Michel Cataneo

Depuis qu’elle a signé et ratifié les traités européens successifs (parfois contre la volonté du peuple) la France perd chaque année des prérogatives de sa souveraineté, des prérogatives régaliennes et son indépendance.

 

Ainsi, le droit de vote réservé à nos nationaux est, actuellement, une des dernières grande prérogatives laissées à la République des citoyens.

 

Pourtant le concept de SUPRANATIONALITE est une escroquerie juridique : En effet, il n’y a rien au dessus des Etats, les traités sont inférieurs à une Constitution dans la hiérarchie des normes juridiques, pour preuve que lesdits traités ne peuvent voir le jour sans l’aval des Etats-Nations !

 

En conséquence, les traités importants et les modifications constitutionnelles importantes devraient OBLIGATOIREMENT obtenir l’aval du peuple par référendum ; le choix du Congrès devrait être fermé dans ces cas car il permet de court circuiter le peuple (comme ce fut le cas par exemple en 2005).

 

Les socialistes ces dernières décennies ont prétendu modifier les choses en matière de droit de vote en intégrant par deux fois le droit de vote aux étrangers lors de projets présidentiels (celui de 1981 de François Mitterrand et celui de 2012 de François Hollande) au nom d’une « égalité » (?) et d’une « justice »...

 

Mais le passage « en force » par le Congrès, possible sur des sujets de consensus ou techniques, est plus difficile à obtenir lorsqu’ il s agit d’un sujet controversé et à polémique comme l’est le droit de vote des étrangers ; c’est pourquoi toutes les tentatives ont pour l’instant échoué, les sondages étant défavorables à un référendum et la majorité des 3/5 au Congrès restant hors d’atteinte.

 

L’octroi du droit de vote (et même du droit électif sauf pour les postes d’adjoint ou Maire) dans les années 90 aux étrangers ressortissants de l union européenne pour les élections municipales et européennes, a ouvert une brèche dans le principe, mais ce n’était que la conséquence automatique de la retranscription du droit européen décidé dans les traités ; le principe demeure valable.

 

Une grande partie du peuple souhaitant à l’époque conserver sa prérogative et considérant que le principe du droit de vote est indissociable de la citoyenneté, la voie du référendum n’a pas non plus été tentée.

 

Le droit de vote est intrinsèquement lié à la nationalité, faire voter les étrangers serait vider la nationalité d’une grande partie de sa substance. Ce n’est pas une juste contrepartie de l’imposition car tous les résidents en France bénéficient de la redistribution et des avantages sociaux et ce serait ouvrir la boîte de Pandore pour d’autres élections. Par ailleurs il serait dangereux de faire participer un nombre très important et de plus en plus important d’immigrés difficilement intégrables (on ne dit déjà même plus assimilables) à la désignation indirecte de nos Sénateurs via les municipales.

 

On pourrait en rester là : On annule tout faute de majorité au Congrès ni à un référendum) en effet ne dit on pas vox populi vox dei ?, surtout dans un contexte de crise mondiale et d’immigration massive qui pose des problèmes de revendications communautaires ; mais les socialistes semblent vouloir ressortir ce projet du tiroir et l’agitent comme un tissu rouge depuis l’élection de leur candidat par défaut en 2012.

 

Le PS, devenu très impopulaire au bout de quelques mois de pouvoir seulement, pense déjà à ses réélections futures au lieu de s’occuper des véritables problèmes des français, qui sont de plus en plus abandonnés à eux-mêmes. Or les sondages à tort ou à raison semblent montrer que les français, jusqu’ alors très indécis et partagés (63% de non encore fin 2012, avant l’action du lobbying trotskyste maçonnique de Terra nova fréquenté par des Delanoë, Rebelle, Rocard, Cohn Bendit, ce qui en dit long sur son indépendance… ), pencheraient pour une faible majorité (54%) en faveur du droit de vote des étrangers hors union européenne aux élections municipales et européennes (cf. le dernier sondage de mai 2013).

 

Cependant, ces sondages doivent être interprétés avec beaucoup de précaution : l’impopularité grandissante du gouvernement ainsi que la volonté de l UMP de se démarquer du PS du moins artificiellement en période pré électorale laissent toujours peu de place à une saisine du Congrès ou à un référendum car il pourrait se créer une dynamique du non par une réaction de concentration des exaspérations, qui saisiraient l’opportunité de s’exprimer contre les socialistes.

 

Aussi, Hollande a beau dire qu’il déposera un projet après les municipales de 2014, l’arlésienne du droit de vote des étrangers non européens aux élections municipales et européennes en France risque de se faire attendre encore longtemps, et c’est tant mieux car Hollande n’a réussi à tenir pour l’instant qu’une seule promesse : celle d’unir les français, oui mais contre lui !

Michel Cataneo

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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lombard 26/07/2013 15:04


bonjour


nous devons rester vigilant ,car ce tordu nous sortirait bien cette loi en novembre avant les fetes de fin d'année !!tous les textes foireux sont souvent voté en nocturne deuxieme quinzaine de
novembre......

DURADUPIF 26/07/2013 00:07


Plus qu'une invisible Arlésienne, que cela soit une épousaille d'ombre. Cette sinistre comédia del arte risque d'être le check point déclencheur de tensions graves dans l'exagone. L'ultime
provocation...que sera vera !!!