UNE BELFORTAINE ACTUELLEMENT À MAYOTTE TÉMOIGNE DE LA RECONNAISSANCE

Publié le 8 Octobre 2011

MANIFESTATIONS CONTRE LA VIE CHÈRE ONT ÉVOLUÉ EN GUÉRILLA URBAINE. LES « MZOUGOUS » (HOMMES BLANCS) DOIVENT SE TERRER« NOUS SOMMES PRIS AU PIÈGE »

Belfort. Le 27 septembre dernier, les habitants de Mamoudzou, le chef-lieu de Mayotte, puis ceux de Kawéni, descendaient dans la rue pour protester contre la vie chère. Pendant que grèves et débrayages appuyaient le mouvement.

 

Les plus pauvres des Maorais (85 %), excédés par les prix exorbitants des produits de consommation courante surtaxés (la bouteille de gaz à 30 euros, le camembert à 19 euros, les loyers inabordables), alertaient les autorités françaises de leur situation. Plus particulièrement des disparités entre la condition des « mzougous » (hommes blancs), logés dans des maisons en dur, et celle des Maorais, dans leurs baraques en tôle ondulée (« bangas »).

LE CHAOS TOTAL

Mais ce qui devait rester un mouvement pacifique a dégénéré en guérilla urbaine. Aujourd’hui, le 101 e département français (depuis la fin mars dernier) a sombré dans le chaos le plus total.

Les magasins d’alimentation ont été pillés et ont baissé leur rideau de fer, les voitures incendiées, les stations-service menacées par les attaques au flambeau.

 

Patricia Morizot, greffière au TGI de Belfort il y a encore quelques mois, a tout quitté pour vivre la construction de ce nouveau département français. Dès les premiers jours de son installation, elle avait été troublée par le climat d’insécurité qui y règne : la nuit, à 18 h, laisse la place aux clandestins qui s’introduisent dans les habitations pour cambrioler, le « djombo » (machette) à la main ; les agressions de jour ; les fenêtres barricadées de barre de fer... Mais, elle n’avait pas été préparée à se retrouver au cœur d’une tourmente qui menace de tout détruire sur son passage.

« Les manifestants jettent de l’essence dans les rues pour enflammer tout ce qui bouge », raconte-t-elle. « Il n’est plus possible de se ravitailler, les commerces sont fermés et les stations-service n’ont plus d’essence. On ne peut même pas accéder à l’aéroport sur Petite-Terre puisque la barge qui nous y amène normalement a été détruite. »

 

Tout le tribunal était barricadé hier au 2 e étage du bâtiment. A la demande du procureur, le préfet a mobilisé un escadron de gendarmerie pour protéger les bâtiments publics.

« Je n’ai jamais vu ça », s’exclame Patricia Morizot. « Nous avons vu des blindés affronter les manifestants. On se croirait en état de siège. Et on ne sait pas comment rentrer chez nous. »

 

Au dehors, les pillages sur fond d’incendie ne faiblissent pas. Il est conseillé au « mzougous » de se terrer. Il est devenu l’ennemi.

« Impossible de prévoir comment tout cela va se terminer », soupire la Belfortaine, la voix tremblante. « Nous sommes pris au piège. Avec la conviction que la France nous laisse tomber… ».

Élisabeth BECKER

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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isabelle 09/10/2011 06:39



Ce qui me fait rire (outre le fait que ce qui se passe était plus que prévisible), c'est le camembert à 19€.


Je doute fort que le camembert fasse partie de la culture alimentaire des locaux...


Mais que ne ferait-on pas pour hâter le versement promis des RSA et autres allocations dûes à tout citoyen français, même né de la dernière pluie.


Oh, la France, fô payer maintenant qu'on t'a fait l'honneur de te choisir !


 



island girl 09/10/2011 04:14



Sarkozy et sa clique ont pourtant l'expérience de la calédonie et ses hommes de cromagnons, les comores sont peuplés de dégénérés laissons les s'entre tuer,ces iles n'ont rien de commun avec la
france! 



francis Claude 08/10/2011 14:46



bon en premier nous avons et devons dire un grand merci a r Sarkosy pour ce cadeau empoisoné qu'est cette nouvelle pompe a fric et porvoiyeuse de petit Français de papier maché.Mais comme une
petite élite de quelque peu instruits a monté tous les habitants contre le bon blanc et nos bobos les soutenants ils font comme ceux que nous avons en France métro...vivent de toutes nos aides
caisses et assistances destous ordres, mais comme ceux de France crachent dans la soupe et vont foutre le bordel il est obligatoire que l'armée intervienne et trés rapidement car ils ne vont pas
tardé a couper la gorge des Français expatriés,qui ne peux méme pas prendre l'avion pour ce mettre a l'abrit il fauf un bac pour aller ou sortir de l'aéroport il faut savoir que la
population est musulmane(donc obéis a la charia) et que 95/100 des habitants ne parlent meme pas le Français...encore un exemple du bien vivre ensembles ...


pour la petite histoire avant qu'ils soient devenu "Français" qui avait entendu parlé de ces gens?



Claude Germain V 08/10/2011 13:39



Que les C.O.N.S qui nous ont imposé cela s'en debrouillent  ,par contre hélas.....on sait qui va payer. .Et ce n'est pas fini jusqu'a ce que cela tourne a la guerilla religieuse ,ce qui ne
saurait tarder .



mika 08/10/2011 12:47



http://www.youtube.com/watch?v=6VQ-hNCZ_ew&feature=related



Gérard Brazon 08/10/2011 19:11



 A peine "Français" le's voilà qu'ils disent qu'ils en ont marre de la vie chère. On devrait fait un référendum pour les libérer de cette injustice et les rendre aux Comores!