Une leçon de lucidité aux Français anesthésiés, et une leçon de courage

Publié le 5 Janvier 2011

            Le Vicaire Général aux Armées donne une leçon de lucidité aux Français anesthésiés, et une leçon de courage à sa propre hiérarchie tant religieuse que militaire. Décidément, la Grande Muette n'est plus ce qu'elle était !

 

Nos racines bannies de la sphère publique http://www.dioceseauxarmees.catholique.fr/billet-du-vicaire-general/573.html?task=view

Lentement mais sûrement le judéo-christianisme se fait balayer vers la porte de sortie. Oh bien sûr il ne s’agit pas d’une franche persécution bien tranchante et bien sanglante comme nos pères en connurent sous d’autres cieux en d’autres temps mais enfin, qu’on le veuille ou non, on nous prie de disparaître vers les arrière-cuisines en nous demandant de n’en plus bouger. Années après années le bannissement se fait de plus en plus pressant.

Les crèches disparaissent de l’espace public sous le prétexte qu’elles blessent le regard du non chrétien : les santons sont jugés indésirables sur les places des villes et même des villages. Je lis dans « La Croix » du mercredi 18 décembre que le tribunal administratif d’Amiens a annulé une décision du conseil municipal de Montiers (Oise) qui avait décidé l’installation de la traditionnelle crèche de Noël sur la place du village. Motif ? La loi dispose qu’après 1905 on ne peut plus apposer de symbole religieux dans l’espace public hormis sur les édifices du culte.
L’avocat a eu beau argumenter qu’on était ici bien plus dans la sphère culturelle que dans le religieux, rien n’y a fait. Le juge administratif semble ignorer que même dans les familles non catholiques - voire même non croyantes - on trouve souvent des crèches au pied du sapin parce que cela fait partie des symboles de Noël et que cette fête est devenue elle-même au fil des siècles une fête de la famille, quelles que soient les convictions religieuses des uns et des autres. Le plus beau c’est que le recours en justice avait été introduit par une personne qui n’habite même plus le village et qui déclare, quand on l’interroge « qu’il y a des sujets bien plus importants ».
Eh bien je ne suis pas de cet avis. Ceci me semble non seulement important mais symptomatique et je n’en veux pour preuve qu’une autre affaire. Depuis des mois le journal gratuit « 20 minutes » avait prévu un supplément pour la fête de l’Immaculée Conception qui est dans le diocèse de Lyon l’occasion de rendre un hommage à la Vierge Marie en posant des lumignons sur le rebord des fenêtres le soir du 8 décembre. Ma famille s’est prêtée à ce rite durant toute mon enfance… Mais le journal a finalement décidé de ne pas publier son supplément parce que la prière de la Salutation Evangélique risquait de choquer ses lecteurs…
Comme nous le répète souvent Mgr Ravel, notre évêque, nous sommes entrés depuis quelques années dans un régime de laïcité qui ignore ou gomme tout ce qui est religieux. Et comme le dit Jean-Pierre Denis, le rédacteur en chef de « La Vie » : « Le christianisme n’est pas violemment éjecté de la sphère publique mais tranquillement banni de tous les espaces de la mémoire collective, de tout notre inconscient culturel. Nous vivons une entreprise de reniement paisible, insidieux, et politiquement correct en diable. »
Les idéologues pervers qui promeuvent une telle laïcité de renoncement, de déni et de nettoyage par le vide montrent par là leur ignorance crasse de la nature humaine et font le lit de futures guerres civiles.
Tout d’abord la population française issue de l’immigration, comme tous les étrangers vivant dans notre pays, assimilent ce rejet du religieux à un refus de Dieu et renforcent encore le mépris profond dans lequel ils tiennent l’occident, terre d’athéisme. Et cela justifie encore davantage toutes les formes de « guerres saintes » qui se livrent sur notre sol contre une Europe devenue terre païenne d’où Dieu est banni.
Voilà comment nous fournissons avec la plus grande complaisance les bâtons qui nous rosseront et les bombes qui nous frapperont ! L’Europe, dans un masochisme irrationnel et suicidaire, refuse de reconnaître ses racines judéo-chrétiennes. Sa fin est donc inéluctable car, c’est une certitude, ceux qui renient leurs racines sont sans avenir.
 
Robert POINARD

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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island girl 06/01/2011 13:38



Les années de cathéchisme imposées ,les messes ennuyeuses,les déclarations papales et mon bon sens primaire ont fait de moi une athée,cependant je défends cette religion par instinct de
conservation  contre  l'islam qui est encore pire et plus dégradante pour les femmes !!!



benny levy 06/01/2011 09:29



Oui !


Encore !


Donnez nous notre pain quotidien...


Amen !


 


Vive le sabre et le goupillon !



mfh 05/01/2011 18:00



nous renions nos racines  pour ne pas choquer /laicite :soit...(bien que je ne sois pas d accord).et pdt ce temps nous ouvrons une autoroute a une autre religion:pure folie;c est du
suicide...en face ils n ont jamais espere autant de collaboration...mf



henri 05/01/2011 17:29



ne pas oublier que croyants ou non nous sommes de culture judéo-chrétienne...


Je ne vois pas en quoi cela pourrait choquer/gêner quelques zuns.


Si ils sont em* de vivre en France,ils sont libres de partir .


Marre de ces gus.



benny levy 05/01/2011 17:12



Très bon texte de cet ecclésiastique. Vous avez raison, Brazon, Ripostons laïcs avec des curés !



Gérard Brazon 05/01/2011 20:46



Merci. Espérons qu'enfin les Cardinaux, les Evèques, les Prêtres, les Curés cessent d'accepter les claques sans avoir à les rendre au nom du pardon. Sinon cette religion disparaîtra d'Europe
comme au Kossovo aujourd'hui comme en Turquie hier! Le suicide est interdit que je sache! (sourire)