Une première vidéo qui montre la tension du débat Cassen-Ramadan

Publié le 7 Octobre 2013

La triplette de choc Pierre Cassen, Caroline Alamachère et Guy Sauvage est revenue de Suisse, après le débat ayant opposé notre fondateur à Hani Ramadan, sur la question de la burqa. Sous l’œil de notre présidente, Danielle Borer, chacun a joué son rôle. Pierre a ferraillé très vivement, dans un contexte peu favorable (75 % de musulmans dans la salle), avec le président du Centre Islamique de Genève. Caroline à 4 heures du matin, avait fini son compte-rendu. Guy vient de nous faire parvenir les premières images de ce débat, par ce résumé des échanges les plus vifs entre les deux adversaires.

Il est donc temps, quelques jours après ces échanges sans concession, de tirer les premiers bilans. Nous notons d’abord que les musulmans se mobilisent beaucoup plus que les Suisses ou les Français, dès qu’il s’agit de défendre leurs revendications politico-religieuses et communautaires. Il est à remarquer, ensuite, que ce débat, qui s’est tenu dans une ambiance certes parfois très tendue, n’a jamais dégénéré. Rappelons qu’en France, lors d’une rencontre sur le même sujet, à Montreuil, en 2010, les bancs et les chaises avaient rapidement volé, et qu’on n’avait pas pu aller au bout de la soirée.

Autre remarque, Pierre a attaqué frontalement le discours victimaire d’Hani Ramadan, montrant la réalité que subissaient nos compatriotes, dans l’Hexagone, et l’ampleur de l’agression des représentants de l’islam contre nos valeurs. Il n’a pas tourné autour du pot, expliquant très clairement l’incompatibilité entre l’islam, qu’il s’est refusé à séparer de l’islamisme, et la démocratie. Et, de manière tout aussi claire, il a fait savoir aux musulmans que s’ils préféraient obéir aux lois divines plutôt qu’aux lois des hommes, leur place était dans un des cinquante-sept pays de l’OCI, et pas sur notre territoire.

Il est par ailleurs intéressant de noter que ces propos n’ont pas suscité de bronca de la salle, contrairement aux paroles de Mireille Vallette ou de Soumia Khaled, apostate de l’islam. Cela confirme, s’il le fallait encore, que les soldats d’Allah ont vraiment du mal à entendre des femmes leur dire quelques vérités, et qu’ils considéraient que ces débats sont d’abord une affaire d’hommes… ou de voilées. En affrontant sans concession Hani Ramadan et ses coreligionnaires, Pierre s’est fait haïr, mais en même temps respecter par des personnes qui préfèrent les combattants aux pleutres et aux traîtres.

Il est par ailleurs intéressant de constater que c’était la première fois, à notre connaissance, qu’un discours aussi tranché était tenu aux musulmans. Habituellement, que leur disent ceux qu’on leur présente comme leurs contradicteurs ? Caroline Fourest, par exemple, qui cannibalise les plateaux de télévision et les colloques bien-pensants, n’attaque jamais l’islam, au contraire, elle raconte que Mahomet était féministe, et reprochait à Tariq Ramadan d’être un mauvais représentant de l’islam ! Elle se contente donc, comme l’avait fait remarquer Radu Stoenescu, d’ânonner la fable du paisible islam perverti par le méchant islamisme, et d’une très grande majorité de musulmans modérés voulant s’intégrer dans une République laïque. Finalement, elle avait surtout reproché à Tariq Ramadan son homophobie ! Une stratégie qui, comme le signalait Radu, avait fait faillite, face à un aussi redoutable débatteur.

http://ripostelaique.com/Debat-Fourest-Ramadan-qui-a-le.html

Ri7ramadanfourestPendant ce temps là, le lendemain du débat de Montreux, Florian Philippot avait accepté un couscous à Trappes, avec, face à lui, entre autres, l’inévitable Karim Achoui, avocat des gangsters, et fondateur de la Ligue de Défense Judiciaire des Musulmans, avec son copain Ghazli. Lui aussi a évolué dans un contexte hostile. Le discours républicain du numéro deux du Front national est irréprochable, et Christine Tasin lui rend hommage. Il fait preuve, dans un contexte différent de celui de Pierre en Suisse, d’une solidité dans l’échange et d’un courage dignes d’éloges.

Si on peut constater des convergences dans les discours de Florian et de Pierre, on remarque une différence fondamentale : le premier en reste aux principes républicains et laïques, le second attaque frontalement le dogme, l’islam, et explique aux musulmans qu’en voulant islamiser le pays dans lequel ils vivent, ils se comportent en conquérants, donc en bons musulmans. Et il leur assène clairement que leur projet de société est inconciliable avec le nôtre.

Il est intéressant de noter, par ailleurs, dans les deux débats, l’attitude de musulmans et de musulmanes qui se disent modérés. Ils n’ont jamais eu un discours d’amour de leur pays, et se situent en permanence dans la revendication communautariste et revancharde vis-à-vis du pays où ils sont nés, ou bien qui les a accueillis. Les prétendus intellectuels sont dans le même registre. C’est une différence fondamentale avec l’attitude d’autres strates de l’immigration, qui acceptaient le principe : « A Rome, on vit à la Romaine ». La remarquable Malika Sorel, nos Pascal Hilout, Hamdane Ammar, Leila Siam, Salem Benammar ou Zohra Nedaa-Amal demeurent des exceptions.

Nous savons que le positionnement de Riposte Laïque n’est pas celui du Front national. L’un est un média, l’autre souhaite accéder aux plus hautes fonctions de l’Etat, et au plus vite. Il est plus facile à Pierre de tenir un discours qui vaudrait à la présidente et à tout dirigeant les foudres de la police politico-médiatique. Peut-être le conseiller politique de Marine Le Pen espère-t-il, avec cette stratégie, glaner quelques voix musulmanes aux prochaines échéances électorales.

C’est là que René Marchand, dans son livre « Reconquista ou Mort de l’Europe », nous apprend beaucoup, et nous donne les clés : considérer l’islam comme une religion est un piège mortel ! Comme le dit Pascal Hilout, l’islam, c’est Mahomet plus le Coran. C’est donc d’abord un projet politique qui avance masqué derrière le fait religieux, pour imposer à la société une vision théocratique où l’islam est une foi mais surtout une loi que chacun se doit de respecter. La société française, mais aussi toutes nos sociétés occidentales sont donc en état de légitime défiance, comme le dit dans son livre la féministe suisse Mireille Vallette. Nos compatriotes sont en état de légitime défense, et se doivent donc d’appliquer à l’islam le principe de précaution si cher aux Verts.

Pourtant, dans des circonstances exceptionnelles, il faut des réponses exceptionnelles. Les limites du discours, par ailleurs courageux, tenu par Philippot sont que justement, ces réponses demeurent conventionnelles, et sont très en dessous du péril mortel qui nous menace. Certes, il est bien de demander l’arrêt de l’immigration. Il est nécessaire de se pencher sur les pompes aspirantes, et les problèmes de double nationalité. Mais même si un gouvernement appliquait ces mesures, cela suffirait-il ? Quid du problème démographique, qui fait que les musulmans les plus conquérants se voient déjà à la tête de plusieurs enclaves, nouveaux Kosovo où la charia imposera sa loi. D’autres ne cachent même plus le fait qu’ils se voient majoritaires, en France, d’ici 2050.

Philippot ne demande pas l’interdiction du voile (et pas seulement intégral) dans la rue. Conséquence, les voiles, intégraux ou pas, vont continuer à agresser notre quotidien. Il ne demande pas l’interdiction de l’abattage rituel, comme en Suisse, et la fermeture des boucheries halal. Conséquence, les revendications alimentaires vont continuer à se multiplier dans les écoles et dans les cantines, et on nous racontera qu’après tout, les Français peuvent manger de la viande sacrée, comme tous les musulmans. Il ne demande pas la fin de la construction de mosquées, et la fermeture de celles déjà existantes, dans un contexte où une mosquée tous les cinq jours sort de terre, en France. Il se contente de demander à ce que ce soient les fidèles qui les paient, pour respecter les principes laïques. Conséquence, le nombre de mosquées et d’écoles coraniques vont se multiplier, renforçant le développement d’une société parallèle à la nôtre, éduquée à nous combattre.

Ce discours, tenu par un militant que, au-delà des divergences ponctuelles, nous respectons, ne freine absolument pas l’offensive des disciples d’Allah. Donc, forcément, l’islam va continuer à progresser, et à ronger la société française, malgré tous les rappels à la loi possibles ! Il suffisait d’être dans la salle, à Montreux, ce jeudi, pour comprendre la réalité de leur stratégie : utiliser nos valeurs démocratiques pour mieux tuer la démocratie et imposer l’islam à l’ensemble de la société. Sans le moindre doute, les plus radicaux avancent, et, quotidiennement, nous mènent une guerre que nombre de nos compatriotes ne veulent pas voir. Millimètre par millimètre, centimètre par centimètre, mètre par mètre, ils profitent de nos reculs successifs pour avancer, et ce ne sont pas les musulmans qu’on présente comme modérés qui s’y opposeront efficacement.

Les soldats d’Allah ont leurs collabos, qu’ils méprisent par ailleurs, mais dont ils se servent. En Suisse, l’inimitable Blancho, grotesque nouveau converti à qui Caroline va bientôt consacrer un article, joue le rôle de tous les Askolovitch de France et de Navarre, livrant leur pays, qu’ils haïssent, à des conquérants à qui ils ouvrent les portes.

C’est pourquoi il nous parait capital que ce débat ait pu se tenir à Montreux, et que nos compatriotes écoutent bien les réponses faites parRiposte Laïque, à travers les propos de notre fondateur, à l’offensive islamiste. Il nous semble que c’est réellement la seule stratégie possible, pour éviter la catastrophe qui nous guette, si nous continuons à ne pas voir la réalité du problème posé par la présence, en France et dans de nombreux pays européens, de millions de soldats d’Allah qui, parce qu’ils sont de bons musulmans, travaillent quotidiennement à l’islamisation de notre pays.

Comme le disait Caroline Alamachère, le projet de société porté par Hani Ramadan et ses coreligionnaires est inconciliable avec les valeurs auxquelles nous tenons.

Conclusion : l’un devra vaincre l’autre. N’est-il pas du devoir de personnes qui entendent diriger la France demain de le dire ?

Riposte Laïque, on l’a compris depuis longtemps, et on continuera à le rappeler partout où on nous donnera la parole.

En attendant, n’oubliez pas les autocollants Hollande-Taubira, qui sont partis comme des petits pains, et ont déjà nécessité un nouveau tirage.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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