Une sorte de parabole: "histoire de clous" - Par Anne Laure Maleyre

Publié le 4 Août 2014

Anne-Laure-Maleyre.jpg  Petite histoire pour méditer sur les paroles de colère…c’est un texte que l’on donne aux enfants en aumônerie.  

Les clous

Il était une fois un garçon avec un sale caractère. Son père lui donna un sachet de clous et lui dit d'en planter un dans la barrière du jardin chaque fois qu'il perdrait patience et/ou se disputerait avec quelqu'un.

Le premier jour il en planta 37 dans la barrière. Les semaines suivantes, il apprit à se contrôler, et le nombre de clous plantés dans la barrière diminua jour après jour: il avait découvert que c'était plus facile de se contrôler que de planter des clous.

Finalement, arriva un jour où le garçon ne planta aucun clou dans la barrière. Alors il alla voir son père et il lui dit que pour ce jour il n'avait planté aucun clou.

Son père lui dit alors d'enlever un clou dans la barrière pour chaque jour où il n'aurait pas perdu patience. Les jours passèrent et finalement le garçon put dire à son père qu'il avait enlevé tous les clous de la barrière.

Le père conduisit son fils devant la barrière et lui dit: "Mon fils, tu t'es bien comporté mais regarde tous les trous qu'il y a dans la barrière. Elle ne sera jamais comme avant. Quand tu te disputes avec quelqu'un et que tu lui dis quelque chose de méchant, tu lui laisses une blessure comme celle-là. Tu peux planter un couteau dans un homme et après le lui retirer, mais il restera toujours une blessure. Peu importe combien de fois tu t'excuseras, la blessure restera. Une blessure verbale fait aussi mal qu'une blessure physique.

Les amis sont des bijoux rares, ils te font sourire et t'encouragent. Ils sont prêts à t'écouter quand tu en as besoin, ils te soutiennent et t'ouvrent leur coeur. Montre à tes amis combien tu les aimes"

A-L.M

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Nous sommes loin du discours des genders, des aimables interventions de la bien pensance, des discours humanistes si ce n'est humanitaires, des propos lénifiants sur le "vivre ensemble", du laxisme ambiant envers la délinquance, des appels aux meurtres coraniques, etc. C'est une simple histoire qui démontre que l'éducation, la famille, le respect de l'autre, la prise de conscience du mal que l'on peut faire est important. N'étant pas croyant, je ne vois pas l'oeuvre de quoi que ce soit. J'y vois la volonté de vivre en paix et la concrétisation d'une civilisation.

Le Marquis de Rivarol disait: Les peuples les plus civilisés sont aussi voisins de la barbarie que le fer le plus poli l’est de la rouille. C'est notre devoir de tout faire pour que cette rouille ne s'installe jamais.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Pivoine 05/08/2014 20:45


Je viens d'apprendre que les associations qui luttent "contre les stéréotypes liés à l'homophobie et aux transgenres" ont obtenu l'autorisation, ce jour, d'aller dans les écoles pour "éduquer"
les enfants...

marée 05/08/2014 18:00


Magnifique "leçon" et tellement vraie!


Des leçons de morale qu'on ne donne plus en classe aujpurd'hui...Dommage!