Boucherie Halal de Marseille: une surface de vente de la ville est condamnée à fermer ses portes.

Publié le 20 Décembre 2012

Marseille : prison et sanctions pour les tromperies des bouchers halal

Un appel devrait suspendre l'obligation de fermeture.

Un appel devrait suspendre l'obligation de fermeture imposée par le tribunal correctionnel à l'exploitant de la boucherie de Saint-Louis, l'une des plus importantes de Marseille.

Photo Pierre Shipman

 

La boucherie King Halal dans la quartier de Saint-Louis à Marseille (15e) se voulait la vitrine du commerce de la viande halal : lourds investissements, rayons réfrigérés, horaires d'ouverture élargis... Ces 300 m² passaient pour avoir assaini le marché marseillais. Avec un chiffre d'affaires de cinq millions d'€, les résultats étaient au rendez-vous.

Le tribunal correctionnel a condamné, hier, la Société générale des viandes, exploitant de King Halal, à fermer sa surface de vente durant huit mois pour sanctionner une multitude d'infractions.

Les juges condamnent également la boucherie à une amende pénale de 100 000 € ainsi qu'à 325 amendes à 100 euros et 32 amendes à 300 euros. "Un arrêt de mort injustifié pour ce commerce", déplore Me Patrick Itey. Une ancienne gérante s'est vue infliger dix-huit mois de prison dont dix mois avec sursis et un total d'amende supérieur à 71 000 €. Un appel suspend la condamnation à fermer l'établissement.

Le 28 novembre, en dépit de la menace pesant sur la quinzaine d'emplois, le procureur avait requis trois années de fermeture. Il justifiait cette sanction très lourde par le fait que "l'ordre public économique doit pour une fois s'effacer devant l'ordre public sanitaire". Alertés par des clients préoccupés de la qualité de la viande puis par les urgences de l'hôpital Nord après trois suspicions d'intoxication de patients affirmant avoir consommé des merguez de King Halal, les services vétérinaires avaient procédé à deux contrôles en octobre 2009 et juillet 2010.

Ils avaient donné lieu à une très longue liste d'entorses et manquements dont les plus graves qualifiés de tromperie sur une marchandise entraînant un danger pour la santé de l'homme. La Direction départementale de la protection des populations visait l'importation de Grande-Bretagne de têtes de mouton, interdite par les autorités sanitaires afin de lutter contre le prion de l'encéphalopathie spongiforme bovine (vache folle), le hachage à l'avance sans autorisation, des erreurs sur l'étiquetage sur la provenance, le dépassement de la date limite de consommation...

Les contrôleurs recensaient également une kyrielle d'irrégularités ayant trait à la propreté des lieux : sols couverts de déchets et de sang séché, défaut de lave-mains...

En 2010, le préfet avait déjà ordonné une fermeture durant dix jours.


Mauvaise alchimie pour les réanimateurs de viande

Les apprentis sorciers de la viande n'ont désormais qu'à bien se tenir. Pierre Azzi, un faux ingénieur chimiste de 61 ans, qui avait pour ambition de réanimer les viandes fatiguées, a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Marseille, à 30 mois de prison, dont 12 mois ferme, et à une amende de 10 000 euros. Entre 2004 et 2009, il avait trouvé la "potion magique" qui permettait de rendre vie à la viande rouge épuisée.

Du coup, à Marseille, du marché aux puces à Noailles, de Martigues à Port-de-Bouc, il était devenu l'ami des bouchers. Son commerce lui rapportait entre 300 et 400 euros par mois. Huit bouchers étaient poursuivis à ses côtés (nos éditions des 26 et 28 novembre). Ils incorporaient du bisulfite de soude dans leurs merguez ou la viande halal. Ainsi parvenaient-ils à maintenir leurs produits à la vente pendant une semaine de plus. Sur les huit bouchers qui ont ainsi joué avec le feu et la santé des consommateurs, l'un a été relaxé, cinq autres ont écopé de 18 mois de prison avec sursis et de 10 000 euros d'amende, une sorte d'avertissement avec frais.

Quant aux deux derniers, ils ont été condamnés à 6 mois de prison avec sursis. Les magistrats de la sixième correctionnelle n'ont en revanche prononcé aucune peine d'interdiction professionnelle.

Au téléphone, les bouchers demandaient à leur fournisseur de leur apporter le "gaval" ou "le truc", comprenez le produit miracle connu des spécialistes comme un conservateur. Et le fournisseur s'exécutait. Il conseillait toutefois à ses clients de mélanger son bisulfite avec de l'eau. Le procureur Ludovic Leclerc, en charge du pôle de santé publique de Marseille, avait requis à l'audience contre le principal prévenu une sanction en tous points identique à celle qui a été prononcée par le tribunal.

À l'encontre des bouchers, il avait réclamé des peines de 6 à 12 mois avec sursis, assorties d'amendes de 3 000 à 10 000 euros. Leurs avocats respectifs avaient évoqué "le faible esprit de lucre" de ces bouchers d'un genre particulier et surtout expliqué qu'aucune victime ne pouvait arguer d'un quelconque "cataclysme alimentaire".

 

Luc Leroux et Denis Trossero

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Islamisation française

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DURADUPIF 20/12/2012 16:42


En France on ouvre une commerce alimentaire à caractère religieux musulman comme on boit un verre d'eau. Essayez d'ouvir un commerce vendant des objets religieux autre que musulman, en Arabie de
Saoud, en Iran, au Quatar, au Maroc,  en Tunisie, au Mali, au Pakistan, etc... Dans ces pays magnifiques il n'y aura pas besoin de tribunaux pour vous le faire fermer. Vous serez mort avant
de l'avoir ouvert.

Marie-claire Muller 20/12/2012 14:33


 L'avocat a plaidé que:"aucune victime ne pouvait arguer d'un quelconque "cataclysme alimentaire".Qui pourrait
dire combien de personnes empoisonnées par cette bouffe pourrie ??et ailleurs qu'a Marseille?