Une vérité sur le François Mitterrand de la 4ème République.

Publié le 30 Octobre 2010

             Une vision de François Mitterrand que nos socialistes se gardent bien de diffuser. Entre le François Mitterrand d'avant la guerre dans l'extrême droite de l'époque, celui de la francisque remis par Pétain lui-même, celui de la résistance en 1943, du Ministre de la 4 ème République, du faux attentat organisé par lui-même  à l'observatoire, le patron des socialistes. Et puis celle du Président de la République, ami de René Bousquet et des écoutes téléphoniques, de la polygamie à l'Elysée et de sa fille éduquée au frais des contribuables. Tous nos belles âmes de gauche font l'impasse sur ce caméleon de la politique. Alors que ce triste sire fût honoré est admiré par son successeur Jacques Chirac, je me dis que mon pays n'a pas mérité cette descente en enfer. Ou sont nos hommes d'état. Gérard Brazon         

 

                 Quand le garde des Sceaux François Mitterrand quitte son ministère en mai 1957, en pleine guerre d’Algérie, 45 nationalistes ont été guillotinés : François Malye et Benjamin Stora dévoilent dans un livre choc, un pan obscur de la vie du président qui abolira la peine capitale en 1981. Cet ouvrage, "François Mitterrand et la guerre d’Algérie" (Calmann-Lévy) est l’aboutissement d’une enquête de deux ans.

 

                "Nous avons épluché minutieusement de très nombreuses archives, dont quelque 400 pages de comptes rendus des séances du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de l’époque, celles du ministère de la Justice ou encore de l’Office universitaire de recherches socialistes et découvert des documents inédits", explique à l’AFP l’historien Benjamin Stora, spécialiste de l’Algérie.

Révélation de ce livre : pendant seize mois le ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet a laissé sans broncher couper les têtes des nationalistes algériens, qu’ils aient ou non du sang sur les mains.

Les dossiers sont préparés à la Chancellerie. Et le garde des Sceaux, vice-président du CSM, s’oppose à 80% des recours en grâce.

Pendant ces longs mois, François Mitterrand ne fait pas mystère de sa volonté d’abattre la rébellion. "C’était véritablement très répressif, c’est incontestable. Mais c’était la vision qu’il avait de l’Algérie, il pensait que c’était la meilleure solution", se souvient Jean-Claude Périer, seul survivant du CSM de l’époque.

A ce moment très particulier de l’Histoire, ce qu’on peut lui reprocher, "c’est d’avoir accompagné, sans jamais le transgresser, un mouvement général d’acceptation du système colonial et de ses méthodes répressives", soulignent les auteurs.

"L’historien Jean-Luc Einaudi, poursuit M. Stora, avait déjà ouvert une brèche dans ce passé et dressé en 1986 une première liste des exécutions pendant la guerre d’Algérie".

"Mais personne n’avait encore pris à bras le corps le sujet Mitterrand", assure-t-il. "Pourquoi lui ? Parce qu’il est devenu président de la République. C’était un passage obligé", répond Benjamin Stora.  Mitterrand fera néanmoins cet aveu plusieurs décennies plus tard : "J’ai commis au moins une faute dans ma vie, celle-là".

"Ce que je voulais aussi, c’était entendre les voix des Algériens et cela a été la source de révélations extraordinaires. Ainsi, le frère d’un des guillotinés ou encore un ancien responsable du PC algérien se sont confiés. Ils n’avaient jamais parlé", assure l’historien. "Ce livre est aussi le croisement des paroles et des sources des deux côtés de la Méditerranée".

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Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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dandur 31/10/2010 17:24



c'et marrant,j'ai fait un petit truc il y a qques jours,sur ce mangeur d'ortolans


http://srv04.admin.over-blog.com/index.php?id=1190938601&module=admin&action=publicationArticles:editPublication&ref_site=1&nlc__=601288542161



henri 30/10/2010 19:13


sacré François! "Je suis pour le communisme Je suis pour le socialisme Et pour le capitalisme Parce que je suis opportuniste Il y en a qui conteste Qui revendique et qui proteste Moi je ne fais
qu'un seul geste Je retourne ma veste, je retourne ma veste Toujours du bon côté" J Dutronc sur : http://www.frmusique.ru/texts/d/dutronc_jacques/opportuniste.htm maintenant il serait censuré
,pendant que d'autres nous insultent avec leur rap !


Francis NERI 30/10/2010 17:25



Il y a bien longtemps que les Pieds noirs savaient qu'ils
étaient trahis et abandonnés aussi bien par la droite que par la gauche et c'est la raison pour laquelle ils font porter la responsabilités du désastre aussi bien à De Gaulle qu'à ceux qui lui
ont succédés et qui n'ont rien compris.


Aucun n’a oublié le fameux : « la valise ou le
cercueil »


Résultat, le djihad fait rage, l'islamisation progresse et nos
idées datent des Lumières ; pour certains, il n’existe rien avant, rien après.


Nos lois, nos institutions ne sont toujours pas prêtes pour y
faire face. Nos hommes politiques pour la plupart, n’ont pas le courage de dénoncer le désastre. Il leur faudrait surtout être capable d'expliquer pourquoi et comment nous en sommes arrivés là,
ce qu’ils se gardent bien de faire. 


Le « peuple » un jour les mettra t-il en
accusation ?