Une vision d'Averroes méconnue par Joachim Véliocas.

Publié le 3 Septembre 2010

Averroes aurait-il été censuré par le CSA ? Observatoire de l'islamisation

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 le club   ethnique Averroes veut saisir le CSA

quant aux propos d'Eric Zemmour sur la surdélinquance des "noirs et des arabes", il est bon de rappeler qui fut Averroes : d'abord un musulman voulant appliquer la charia, donc le djihad. 

 

Extrait de mon livre  L'islamisation de la France (éditions de Bouillon), pages 41-42 

       "Pour Averroès, la charia ne se discute pas, celui qui aurait l’audace de le faire s’exposerait à des châtiments justifiés. La sagesse, selon lui, a pour principe de faire allégeance à la Loi en estimant aveuglément le législateur. Toute opposition aux prescriptions de la charia fait planer la menace de la division de la communauté des croyants, et à ce titre, sème le trouble, le désordre (fasâd), réprimandable par l’exécution. Ainsi, dans son livre Tahafut al-Tahafut,

Averroès recommande de tuer les hérétiques.

 L’islamologue Dominique Urvoy [ 8], dans sa biographie d’Averroès[9], écrit que le philosophe aurait été obligé d’accepter la condamnation de Salman Rushdie s’il avait vécu à notre époque. Le jihâd, Averroès lui consacra un chapitre dans son livre Bidâyat al-Mudjtahid ainsi que dans la Paraphrase de la République de Platon dont est tiré l’extrait suivant: «... Les nations de l’extérieur […] doivent être contraintes. Dans le cas de nations difficiles, cela ne peut se produire que par la guerre. Il en est ainsi dans les lois qui procèdent conformément aux lois humaines, comme dans notre loi divine. Car les chemins qui dans cette loi conduisent à Dieu […] sont au nombre de deux : le premier passe par le discours, le second par la guerre »[10]

       Ainsi Averroès expose une version orthodoxe de la charia concernant les nations du territoire d’infidélité, la soumission par la conversion ou le combat. Son biographe Al-Ansârî al-Marrâkusî, s’appuyant sur le témoignage d’un disciple Abûl-Qâsim b. at Taylisân (1179-1244), rapporte qu’Averroès, dans un prêche à la Grande Mosquée de Cordoue, 

appela au jihâd offensif contre les royaumes chrétiens du Nord.[11]

 

Pour en finir avec le mythe d’un Averroès tolérant , il faut aussi rappeler ce qu’il avait en commun avec les théories nazies sur l’eugénisme: l’élimination des handicapés mentaux.

 

Le professeur Rémi Brague[

12], dans une contribution à l’ouvrage collectif «Enquêtes sur l’islam»[13], réalisa un chapitre sur le «jihâd des philosophes» dont les informations dispensées servent à cet éclaircissement. Il conclut son article par un propos allant à l’encontre des idées reçues sur les philosophes estimés paisibles du monde islamique:
«Dans son approbation de la guerre, la falsâfa est encore plus radicale que la pratique islamique ordinaire. Celle-ci a pour but la conquête de l’Etat, non celle des esprits ; il s’agit de s’emparer du pouvoir. D’après la doctrine islamique ordinaire, la conversion à long terme des peuples conquis est hautement souhaitable, mais n’est pas une fin première.[…] La fin principale est la paix (salâm), c'est-à-dire, la domination islamique sur un domaine «pacifié» (dâr as-salâm). Les philosophes développent une doctrine d’après laquelle la guerre sainte peut conduire à la philosophie, ce pour quoi ils veulent aussi conquérir les âmes.»
  

 

          Questions : Si Averroes vivait à notre époque, le CSA accepterait-il qu'il intervienne sur Canal + ?

             Pourquoi ne pas saisir la Halde afin de demander la condamnation d'un club ayant choisi le patronnage d'un djihadiste, dont le nom peut être à lui seul considéré comme une "incitation à la haine à l'égard d'une religion déterminée" puni par la loi Pleven à 5 ans de prison et 45000 euros d'amende ?

Joachim Véliocas

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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