UOIF: Posture ou imposture de Nicolas Sarkozy? Dans tous les cas danger avec le salafisme!

Publié le 5 Avril 2012

Le Journal Le Monde

Qui des trois a changé ? Nicolas Sarkozy, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) ou le "contexte" ? En moins de dix ans, la " confiance" qui unissait les "amis" d'antan s'est muée en défiance et incompréhension.

En faisant savoir publiquement, mardi 3 avril, qu'il avait prévenu le président de l'UOIF, Ahmed Jaballah, de son "extrême vigilance face à d'éventuels débordements qui pourraient se produire" lors du congrès de l'organisation prévu du 6 au 9 avril, au Bourget M. Sarkozy a officialisé la rupture.

Alors que le gouvernement a interdit l'entrée sur le territoire français à quatre prédicateurs, devantparticiper à la 29e édition de ce rassemblement annuel, M. Sarkozy s'est fait insistant: " Je ne tolérerai pas que puissent s'exprimer au cours d'une manifestation publique organisée sur le sol français les porteurs de messages d'appels à la violence, à la haine, à l'antisémitisme, qui constituent des attaques insupportables contre la dignité humaine et les principes républicains", a-t-il prévenu dans un courrier à M. Jaballah.

"ISLAM PLUS ÉPICÉ"

Retour sur une relation faite d'opportunisme politique et d'ambiguïtés calculées. Lorsqu'en 2003, le ministre de l'intérieur, M. Sarkozy, créé aux forceps le Conseil français du culte musulman (CFCM), il y impose la présence de l'UOIF. Ces "partisans d'un islam plus épicé", comme il définit alors les membres de cette organisation proche des Frères musulmans, doivent avoir leur place dans "l'islam de France".

En dépit d'une base réticente, l'UOIF va jouer le jeu. En 2003, son président, Lhaj Thami Breze, accueille M. Sarkozy au rassemblement du Bourget en ces termes : "Nous recevons un ami que nous avons découvert et qui nous a découverts." En 2004, son secrétaire général, Fouad Alaoui, va jouer les bons offices pour la libération des journalistes otages en Irak.

La loi de 2004 interdisant le port du voile à l'école et contre laquelle l'UOIF s'est battue, aurait pu nuire durablement aux rapports entre les deux parties. Pourtant, en 2005, tout à sa coopération avec les pouvoirs publics, l'UOIF publie une fatwa (avis religieux) appelant les musulmans au calme lors des émeutes en banlieue. Ce geste fait passer l'UOIF pour "un auxiliaire sécuritaire du ministère de l'intérieur" aux yeux de nombreux musulmans, selon un texte rageur publié sur le site communautaire Oumma.com.

Durant ces années, l'UOIF, influente dans plusieurs dizaines de mosquées, contribuera aussi à contenir le salafisme, honni par les Frères musulmans. Mais le fossé va se creuser entre un ministre, devenu président, moins intéressé par la gestion de l'islam et une organisation qui prend davantage en compte les critiques lui reprochant sa proximité avec le pouvoir.

Dictée par un contexte particulier (affaire Merah et élections), l'attaque de M. Sarkozy contre son ancien allié survient à un moment paradoxal où l'UOIF est, en France, en perte de vitesse. Dans le même temps, le mouvement salafiste, qui, à la marge, peut mener à l'islam le plus violent, continue de recruter parmi les plus jeunes des musulmans de France.

Stéphanie Le Bars

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Claude Germain V 05/04/2012 17:09


Tout cela c'est tres bien ,mais l'abcés comment vat 'il crever ??? parce que cette infection ,il va bien falloir la mettre sur le tapis tot ou tard .


CREVER L'ABCES EN BIEN OU EN MAL ,MAIS LE CREVER ..................ET A FOND .......ADVIENNE QUE POURRA.