USA: une sculpture hyperréaliste d'un homme en slip sème le trouble chez les étudiantes.

Publié le 7 Février 2014

L'Histoire ne dit pas si celles qui se plaignent sont musulmanes ou autres... Il n'en reste pas moins que la pudibonderie américaine est grotesque. 

 

La statue hyperréaliste d'un homme en slip aux abords d'une université américaine près de Boston a choqué des centaines d'étudiantes qui ont réclamé le retrait de cette sculpture, "source de stress inutile".

Le Somnambule (Sleepwalker) de Toni Matteli © Reuters

Le Somnambule (Sleepwalker), une reproduction de silicone du corps d'un homme de l'artiste Tony Matelli, a été installée mardi sur le bord d'une route menant à Wellesley College, une université réservée aux femmes à une demi-heure de Boston dans le Massachusetts.

L'installation a été disposée dans le cadre d'une exposition hébergée par le Davis Museum, musée de l'établissement."Quelques heures après son installation,  est devenu une source d'appréhension et de peur et a déclenché chez certaines personnes, un sentiment d'agression sexuelle", explique une étudiante à l'origine de la pétition qui réclame le retrait de l'installation.

La pétition, publiée en ligne sur le site Change.org, avait recueilli 559 signatures jeudi après-midi. 

"Si elle peut apparaître comme comique aux yeux de certains ou comme une provocation pour d'autres, cette sculpture est devenue une source de stress inutile pour un certains nombres d'étudiantes qui, pour la majorité, vivent et étudient sur place", indique le texte. 

En réponse à cette pétition, la directrice du Davis museum a expliqué que l'oeuvre avait volontairement été placée dehors pour relier l'exposition au monde extérieur."J'aime l'idée d'un art qui s'échappe des murs du musée et brouille les lignes entre ce que nous attendons à être à l'intérieur (art) et ce que nous attendons être à l'extérieur (la vie)", écrit Lisa Fischman. "Depuis les fenêtres du cinquième étage, j'ai regardé pendant plusieurs heures et par intermittence les étudiantes s'arrêter et interéagir avec la statue de manière ludique, en prenant des portraits d'elles avec leur téléphone". "L'art ouvre le dialogue", poursuit-elle, "et les échanges constituent le coeur même de l'éducation".

Rédigé par Gérard Brazon

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