Vers une intervention occidentale en Syrie ?

Publié le 27 Août 2013

Moscou et Téhéran toujours aussi fermes.

L’intervention militaire en Syrie sans aval du Conseil de sécurité de l’ONU suggérée par Londres et Paris serait « dangereuse » et violerait« grossièrement le droit international », a déclaré lundi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

 

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L’Iran, allié du régime syrien et bête noire de Washington, a mis en garde les Etats-Unis contre de « dures conséquences » en cas d’intervention. Depuis le début de la crise syrienne, en mars 2011, la Russie et la Chine, qui disposent d’un droit de veto au Conseil de sécurité, ont mis en échec à trois reprises des projets de résolution condamnant le régime de Bachar al Assad.

Source: Ouest-France

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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Aaron 27/08/2013 18:19


Ce ne serait pas le première fois  que les Etats-Unis violentun principe du droit international....ArmeralQuïda d'un côté et combattre en Afganistan....logique implacable.

Marie-claire Muller 27/08/2013 17:55


Presse russe


Les USA armeront Al-Qaïda contre le président syrien


Dossier: Situation politique en Syrie






RG
© AFP/ JM LOPEZ




13:42 23/05/2013


MOSCOU, 23 mai - RIA Novosti



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l'opposition


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l'opposition







Plus la conférence internationale sur la Syrie approche, plus ses participants s’arment pour les négociations en faisant monter la pression. Mercredi, la commission des Affaires étrangères du
sénat américain décidait ainsi d'approuver les livraisons d'armes létales aux rebelles syriens, écrit jeudi le quotidien Rossiïskaïa gazeta.


Les journaux américains citent le sénateur républicain Rand Paul : "Aujourd'hui vous financerez les alliés d'Al-Qaïda. C'est une ironie du sort contre laquelle vous ne pouvez rien faire". Le vote
des députés a été très suivi par les représentants du lobby des armes américain – si le document était approuvé par toutes les instances parlementaires, ce qui reste possible selon les experts,
la production des armes augmenterait significativement. Les sénateurs ont tenté de "prévoir le coup" en précisant qu’il faudrait contrôler minutieusement les destinataires des fusils d'assaut,
des lance-roquettes sol-air et des gilets pare-balles américains. Toutefois le Pentagone reconnaît qu'il est impossible de suivre le sort des armes fournies dans une zone de conflit. Par
conséquent, les sénateurs ont donné le feu vert aux livraisons militaires, y compris aux organisations syriennes considérées comme étant proches d'Al-Qaïda.


La question de savoir si Washington est vraiment prêt à ouvrir la "boîte de Pandore" reste ouverte. Car il se pourrait que le vote des sénateurs serve surtout à exercer une pression psychologique
sur les participants à la future conférence de Genève sur la Syrie. Les députés ont voulu montrer à Assad quel serait le résultat s’il rejetait le plan de paix élaboré par la communauté
internationale. Moscou n'est pas resté à l'écart de ce débat : plus tôt la presse évoquait d’éventuels plans de la Russie pour fournir à Damas des missiles défensifs.


Le Service fédéral de renseignement allemand (Bundesnachrichtendienst, BND) a fait un pronostic très curieux pour le grand public mais certainement connu des militaires européens et américains.
D'après la revue Spiegel, les renseignements sont convaincus que la situation des troupes gouvernementales syriennes s'est stabilisée ces derniers temps et qu'elles sont capables de mener des
opérations d'envergure contre les rebelles. On ignore sur quel "moulin" ce pronostic verse de l'eau. D'une part, cela montre aux futurs participants à la conférence qu'il ne faut pas écarter
al-Assad et que de simples menaces contre Damas ne mettront pas un terme à l'effusion de sang. D'autre part, cela encourage les "faucons" occidentaux à apporter une aide immédiate aux rebelles.


Mais ces manœuvres autour de la réunion de Genève ne répondent pas à deux questions fondamentales. Premièrement, est-ce que les principaux acteurs régionaux y participeront – l'Iran, l'Arabie
saoudite, le Qatar et la Turquie ? Deuxièmement, dans quelle mesure les belligérants seront représentés à la conférence ? L'entourage d'al-Assad a déjà confirmé sa volonté de participer aux
négociations de Genève "à condition que la souveraineté nationale de la Syrie ne subisse aucun préjudice". Mais le camp adverse est divisé. Pendant la dernière réunion des organisations
d'opposition syriennes à Madrid aucune solution n'avait été trouvée concernant la participation à la conférence. Aucune information n’a encore filtré sur la venue des chefs militaires rebelles
qui combattent l'armée syrienne et représentent les organisations proches d'Al-Qaïda. De leur position dépend pourtant le respect de la trêve en Syrie au cas où les participants à la conférence
de Genève trouveraient une solution pour cesser le feu.


On ignore quel sera le statut de la délégation représentant les intérêts de Damas depuis l'adoption par l'Assemblée générale des Nations unies d’une résolution reconnaissant la Coalition
nationale syrienne des forces révolutionnaires et d'opposition comme "représentante légitime du peuple syrien". En d'autres termes, les organisateurs de la conférence en Suisse seront confrontés
à beaucoup de problèmes procéduraux dont la résolution permettra ou non de faire assoir les belligérants à la table des négociations.


mika 27/08/2013 11:49


Pour rester dans l'ambiance ; Journal hebdomadaire de Voix de la Russie – 26 aout 2013


http://french.ruvr.ru/2013_08_26/Journal-hebdomadaire-de-Voix-de-la-Russie-26-aout-2013-2039/


Enfin une définition osée de ce que tous les autres
journaleux sous-entendent par Quartier Sensible