Vivre en zone de charia au Danemark.

Publié le 8 Octobre 2011

Dans l’édition de ce jour de l’Ekstra-Bladet [un journal danois], on peut lire en gros titre «Ici s’applique la charia», et voir une carte des endroits du pays où les imams et de soit-disantes associations culturelles ont établi un système de justice parallèle basé sur la charia.

 

Un de ces endroits, c’est Gellerup Parken, où j’ai vécu et où j’ai participé à ce que je pensais être alors un travail d’intégration des immigrés dans la société. Selon ce journalles experts s’accordent à penser que ces endroits deviendront anti-démocratiques d’ici 10 à 15 ans. Et selon moi, Gellerup l’est déjà devenu, tout cela dépendant bien sûr de ce que l’on sous-entend par «démocratique».  […]

 

Après [y avoir vécu quelque temps], je suis devenu un membre actif de l’association «Multikulturel Forening» [Association multiculturelle]. J’en suis même devenu le vice président. Mais avant cela, en fait juste après y avoir emménagé, j’ai eu de nouveaux voisins. C’était un gars très sympa, venu avec sa famille – dont un fils en fauteuil roulant. Personne dans la famille ne parlait une autre langue que l’arabe, et donc je n’ai jamais vraiment pu discuter avec aucun d’eux. Mais ils me souriaient toujours et me saluaient très chaleureusement, et ils me faisaient tous une très bonne impression, y compris le chef de famille. Il s’appelait Cheikh Raed Hlayhel. Cheikh Hlayhel était l’imam de la mosquée de Grimshøjvej, mais ça ne m’intéressait pas tellement à l’époque. Plus tard, lorsqu’a explosé l’affaire des caricatures, j’ai été très étonné d’apprendre que mon bon voisin était l’un des imams qui voyageait dans tout le Moyen Orient pour y répandre des mensonges sur le Danemark.

 

Un jour, Hlayhel a disparu du pays. Evanoui dans la nature. Un jour il était là, le suivant, disparu. Les journaux ont écrit alors que c’est parce qu’il n’était pas content de voir que les dessinateurs n’avaient pas été punis par les tribunaux danois. […] Cheikh Hlayhel était un bon voisin et en même temps un ennemi de mon pays. C’est la première fois que j’ai fait l’expérience du double visage de l’islam.

 

Mais revenons à nos moutons – je m’étais donc investi comme vice-président de «l’Association Multiculturelle». Et comme à cette époque, j’étais aussi un membre actif de Det Radikael Venstre [littéralement, la Gauche Radicale, un parti très pro-immigration], il y avait quelques habitants qui me faisaient confiance. Et parmi eux, de manière très ironique, des criminels endurcis avec qui je partageais souvent ma table à Vest Bazar [un centre commercial du quartier]. Ils m’ont appris beaucoup de choses pendant ces années.

 

Bien sur, je voulais comprendre l’Islam, et donc je leur posais beaucoup de questions. Et tout le monde – les jeunes comme les vieux, les retraités comme les criminels condamnés, et les militants des associations comme les commerçants – m’a répondu que les musulmans étaient venus pour créer une société nouvelle dans ce pays. Et ils étaient complètement transparents à ce sujet, et même fiers de ça. Parce que ce serait mieux que ce qui se faisait avant, me disaient-ils. Et comme je ne suis pas opposé à ce qu’on améliore les choses, beaucoup d’entre eux me parlaient des nombreuses bénédictions qu’apporterait la charia. Ils ont évité pour l’essentiel de me parler des châtiments, mais ils n’ont pu escamoter le concept de «dhimmi» (le statut des non-musulmans sous le régime de la charia), concept que j’ai découvert au Bazar. Et ce qu’ils m’ont alors dit m’a été confirmé depuis par le coran et par d’autres sources.

 

J’ai aussi compris ce qu’ils voulaient dire par «multiculturalisme». A savoir que les musulmans devaient vivre et être jugés selon la charia, et nous selon nos lois. Sauf que nos lois ne devaient jamais contredire la charia. C’est pour cela que je suis parti en courant de cette association, car je ne voulais surtout pas collaborer à cela !

 

Une fois à cette époque, j’ai soupçonné les imams (ou quelques uns d’entre eux au moins) d’être directement liés aux groupes de jeunes que les média et la police appelaient les gangs. Je n’ai jamais pu le prouver, ni alors, ni maintenant, mais je remarque que l’article de l’Ekstra Bladet établit sans le dire un lien entre le respect de l’autorité des tribunaux de la charia et l’existence de groupes de jeunes gravitant autour des associations multiculturelles et des mosquées. Que le lecteur intelligent en tire ses propres conclusions !

 

Très souvent, on m’a dit «Nous avons nos règles à nous ici», et que la police n’avait pas à intervenir pour résoudre les problèmes. A l’époque, je ne pouvais imaginer qu’il existait des tribunaux de la charia en plein milieu d’Aarhus, mais maintenant, je comprends que c’était ce qu’ils voulaient dire.

 

A côté de cela, je sais que lors des émeutes de l’hiver 2008 (lorsque les caricatures de Mahomet avaient été republiées), les troubles à Gellerup étaient directement orchestrés de l’intérieur de la maison communale Yggdrasil, où les parents de la plupart des émeutiers palabraient avec quelques imams. […]

 

Pendant les trois ans et demi où j’ai habité ce quartier, j’ai vu par trois fois des fusils AK-47 montrés en publics. Pas de coups de feu, non, ils étaient juste exhibés. Et en plus, des pistolets et des couteaux par-ci par là.  J’en conclus qu’il y a bien assez d’armes en circulation ici. […]

 

Et les politiques locaux, ici à Aarhus, savent parfaitement ce qu’est la réalité à Gellerup/Toveshøj. Deux exemples : il y a quelque temps, la municipalité a voulu mettre en place un projet d’embellissement pour Aarhus ; elle s’est soigneusement efforcée d’obtenir le soutien du conseil des imams. Lors de ces négociations, les imams (qui s’appellent eux mêmes «Sociétés Islamiques» - c’est bien ce qu’ils sont !) ont un peu modifié le plan. C’est seulement à cette condition, et aussi grâce à un «compromis» avec les Sociaux-démocrates sur la construction d’une mosquée au milieu du quartier, qu’ils sont parvenus à un accord. Et c’est seulement après cela que les politiques ont osé proposer le projet au conseil municipal. Les imams devaient d’abord être d’accord !

 

L’autre exemple est celui de Nicolaj Wammen (un social-démocrate), le maire que nous avions encore il y a quelques semaines. Il avait été élu deux fois maire, ici à Aarhus, et à chaque fois, il menait en temps utile, avant les élections, de longs conciliabules avec les «Sociétés Islamiques» dont je parlais précédemment, c'est-à-dire avec les imams ! Wammen avait leur soutien, et donc la grande majorité des votes des musulmans d’Aarhus. […]

 

Et maintenant Wammen cherche à se faire élire au parlement du Danemark, et on lui prévoit un grand ministère dans le nouveau gouvernement, ou la direction du Parti Social Démocrate, à la place d’Helle Thorning Schmidt, si elle devait perdre les élections. […]

 

Les imams disposent d’un tel pouvoir à Gellerup que le quartier est déjà anti-démocratique. Ce n’est pas la peine d’attendre 10 ou 15 ans, comme semble le penser l’Ekstra-Bladet !

 

Je ne sais rien de la situation des autres ghettos que mentionne le journal. Mais, je sais comme personne ce que j’ai pu voir lors de l’affaire des attaques du supermarché Netto de Nørrebro : c’est un imam d’origine danoise qui a ordonné à la plus grande bande criminelle du quartier d’arrêter les violences - après quoi il a lui-même été négocier avec Netto. Alors même qu’il était accompagné du chef de la bande, un personnage tout en menaces ! Et la situation devient vraiment très intéressante lorsqu’on y ajoute les éclairages de l’Ekstra-Bladet sur la façon dont les tribunaux parallèles de la charia font appliquer leurs décisions, ma propre expérience de vie à Gellerup et les soupçons que je nourris depuis. Encore une fois, je ne peux tirer aucune conclusion ni prouver quoi que ce soit sous peine de me voir puni pour diffamation – je ne peux qu’être perplexe quant aux relations que cet imam entretient avec le plus gros gang de Nørrebro, quant à son autorité évidente sur ce dernier !

 

On me demande souvent pourquoi j’ai changé d’avis. Comment j’ai pu passer du statut enviable de vice-président du «Multikulturel Forening» à celui de critique sévère et sans concessions de l’islam. Et bien vous le savez maintenant. Je critique l’islam car je connais à la fois les musulmans et l’islam. J’ai eu le choix, et j’ai choisi la liberté. Parce que la liberté vaut mieux que l’esclavage, parce que la lumière vaut mieux que les ténèbres, et parce que la civilisation vaut mieux que la barbarie islamique !

Source : Eftertanke (danois) via Gates of Vienna (anglais). Traduit de l'anglais par Olaf pour Poste de veille.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Le Nazislamisme

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francis Claude 08/10/2011 14:59



si on connait les musulmans on ne peux pas les aimer...elémentaire mon cher qui vous voulez