Voile à l'école : la réponse de Malika Sorel à Najat Vallaud-Belkacem. Préface Gérard Brazon

Publié le 30 Octobre 2014

Gérard Brazon interview  Par Gérard Brazon.

Vous qui nous suivez sur ce blog, vous savez le profond respect, voire plus, que nous avons pour Malika Sorel. Une femme de France, n'ayant pas peur des mots, une vraie patriote que je j'imagine trés facilement sur les barricades révolutionnaires de la vérité puisque en ces temps du mensonge institutionnel, "la vérité est révolutionnaire" disait Georges Orwel. Vous savez ô combien aujourd'hui, que cette vérité est travestie, bafouée, niée, combattue sur tous les fronts. Nous vivons l'ère du sophisme, des experts, des charlatans médiatiques, de l'enfumage généralisé. Malika est comme une sorte de phare dans la brume politicienne de la socia-lie, cette société mise en place par l'UMP et le PS et autres droits de l'hommiste. 

Malika Sorel, répond à cette ministre (petit m) qu'est cette autre française (petit f) qu'est Najat Belkacem. 

Nous ne vivons pas une époque formidable. Nous vivons à l'aube d'un espoir certes, parce que nous ne baissons pas les bras, mais nous vivons surtout dans ce magma déliquescent qu'est cette socia-lie, sous l'égide de politiciens qui ont décidé la mort de notre pays, de sa culture millénaire. Ce n'est pas un "suicide français", c'est un meurtre prémédité. Un meurtre organisé de longue date par cette élite vendue à Bruxelle, aux marchands et à la finance. Oui les Français commencent bel et bien à se réveiller. Mais doit-on avoir peur des lanternes ? Certains commencent à se le demander.

Gérard Brazon

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Malika Sorel-Sutter est ancien membre du collège du Haut Conseil à l'Intégration et de sa mission Laïcité. Elle est notamment l'auteur d'«Immigration, intégration: le langage de vérité». Fayard/Mille et une nuits, 2011.»

Auditionnée le 21 octobre dernier par l'Observatoire de la laïcité, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, a estimé que les mères voilées pourront accompagner les sorties scolaires. «L'acceptation de leur présence doit être la règle», a-t-elle déclaré. S'agit-il, selon vous, d'un geste d'apaisement et de tolérance ou d'une nouvelle entorse à la laïcité?

Malika Sorel: Pour que les Français comprennent bien les défis dans lesquels ils ont été entraînés malgré eux, je souhaite rappeler que le voile, comme l'avait longuement développé l'islamologue Abdelwahab Meddeb dans une tribune publiée en décembre 2009 dans le Monde, n'est pas un simple bout de tissu. Il constitue, pour citer ses mots, «une atteinte au principe de l'égalité et de la dignité partagées entre les sexes (…) et qu'il convient de situer la prescription du voile dans une société phallocratique, misogyne, construite sur la séparation des sexes, sur une hiérarchie des genres.» La question que vous me posez dépasse donc, et de loin, celle de la laïcité puisque ce sont les fondements de la société française qui se trouvent ici questionnés. Certes, le voile n'est pas une exclusivité de l'islam puisqu'on en trouve la présence dans d'autres religions au travers des âges, mais les Français, et leurs combats en témoignent, ont su faire évoluer leurs pratiques depuis déjà fort longtemps. De surcroît, la société française a toujours été mixte, y compris dans les campagnes reculées, et la féminité objet d'éloge et non de rejet, comme en témoignent la peinture et la sculpture.

Si l'on souhaite restreindre la discussion à la seule laïcité, et en particulier à la loi de 2004 puisque c'est elle qui est concernée par les accompagnements scolaires, je dirai que ces sorties sont partie intégrante du projet pédagogique et qu'elles sont placées sous le sceau de l'école de la République. Il n'y a strictement aucune ambiguïté sur ce point et si nous avions disposé d'une véritable élite politique et administrative, le ministre Luc Chatel n'aurait pas eu à préciser les choses. Il l'a fait - et c'est tout à son honneur - pour protéger le personnel scolaire qui est en première ligne et parce que des tensions commençaient à se produire sur le terrain, comme nous avons pu nous en rendre compte au Haut Conseil à l'Intégration.

La vérité, c'est que nos élites politiques, pour beaucoup, et pour ce qu'il m'a été donné d'observer, ne défendent plus l'intérêt général.

Derrière la question des mamans voilées, le gouvernement cherche-t-il à promouvoir, sans l'assumer, un modèle multiculturel de type anglo-saxon?

Nous sommes en effet toujours dans la logique du rapport Tuot, qui avait précédé les fameux rapports sur la refonte de l'intégration qui avaient fait polémique en décembre 2013. La vérité, c'est que nos élites politiques, pour beaucoup, et pour ce qu'il m'a été donné d'observer, ne défendent plus l'intérêt général. Elles sont promptes à capituler à la moindre offensive. Nous sommes dans un classique rapport de forces et nos élites, qui ne craignaient pas le peuple français, se sont mises - et cela ne date malheureusement pas d'aujourd'hui - à prendre la France et sa République comme variables d'ajustement, d'où le sacrifice de la laïcité et de normes culturelles qui régissaient pourtant le vivre ensemble. Réduire toute l'analyse à une simple question d'attribut vestimentaire serait une erreur, comme l'a très bien décrypté l'islamologue Gilles Kepel: «les dirigeants des organisations islamiques politiques issues des Frères musulmans, focalisés sur la controverse du hijab à l'école qui leur paraissait la plus propice à faire émerger en France une communauté militante sous leur houlette, ne montraient pas d'intérêt pour les enjeux trop complexes du halal (…)» ; il parle ici de l'affaire du voile de Creil en 1989. Comme j'ai eu l'occasion de le développer dans mes ouvrages, la classe politique promeut le modèle anglo-saxon en premier lieu par abdication sur les fondamentaux, et non parce qu'elle serait convaincue de la supériorité d'un modèle qui a déjà par ailleurs lamentablement échoué.

Une femme qui se voile devient pour les autres musulmanes une leçon de morale ambulante

Najat Vallaud-Belkacem peut-elle se risquer à abroger la circulaire Chatel?

Ce n'était pas nécessairement le cas il y a vingt ans, mais nos hommes et femmes politiques ont depuis parfaitement pris conscience de la réalité des enjeux. Ils savent également qu'une femme qui se voile devient pour les autres musulmanes une leçon de morale ambulante qui peut ouvrir la voie à l'exercice, sur ces dernières, d'une pression de leur entourage ; d'où la prolifération des voiles que l'on observe. Le voile n'est donc pas neutre et peut se muer en instrument d'amputation de liberté pour un certain nombre de femmes. Par ailleurs, comme le mettent en évidence nombre d'enquêtes sur les signes religieux - la dernière en date étant celle du Crédoc, les Français se sentent de plus en plus dérangés par ces signes, et sont 81 % à souhaiter les voir interdits dans les entreprises privées. Je ne vois donc pas en quoi la décision de Najat Vallaud-Belkacem pourrait être assimilée à un quelconque geste d'apaisement ou de tolérance.

 

Maintenant, cela fait malheureusement bien longtemps que notre classe politique ose tout et risque tout, y compris la déstabilisation des fondations de la maison France, sans vraiment prendre garde aux conséquences: il y a fort à parier que le peuple français n'est pas mort, ne s'est pas suicidé et qu'il est en train de sortir, peu à peu, de sa longue anesthésie.

Commentaire d'un lecteur:

Le port du voile n'est point expression de la coquetterie féminine. Sa fonction est soustraction des formes féminines au regard des hommes, tous jugés boucs priapiques. Ainsi est l'apartheid des sexes en l'espace public, garantissant à son initiatrice l' intégrité féminine. Et disparaît notre convivialité traditionnelle entre les hommes et les femmes. Cette expression de la défiance, quoique non verbalisée caractérise le délit d'injure publique envers l'homme croisé traduite à peu près comme suit:" Il me faut me couvrir pour garantir mon intégrité féminine contre tes entreprises éventuelles". Outre la morale ambulante en direction de ses coreligionnaires, la femme voilée exhibe le drapeau communautaire. Une telle exhibition n'est pas volonté de s'intégrer dans la communauté nationale, mais de dire "remarquez-moi bien, je ne suis pas de votre monde, ne me prenez pas pour les vôtres". Le port du voile ne contrevient pas seulement à la laïcité, mais également à l'égalité des sexes. L'égalité des sexes comme la laïcité sont deux principes fondamentaux de la République a valeur constitutionnelle. Si nous ne sommes pas vigilants, quant aux respects des principes fondamentaux, nous allons à terme oeuvrer à la déliquescence de notre société.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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aupied 30/10/2014 19:22


bonsoir 


les femmes voilées aux sortis scolaires , moi je dis NON , n'importe qui peut se cacher sous se p....n de voile ( des violeurs des assassins et aux autres) il faut confier nos enfants a des gens
 en qui on a parfaitement confiance  , avec lesquels on peux parler, tranquillement , et puis de toute façon nous sommes en France donc en république Française , si ça ne convient pas a
belkacem , qu'elle aille la bas dans le pays de sa famille , ( et ne me dite pas famille française

marie-plume 30/10/2014 17:16


Une tribune exemplaire, une femme comme nous voudrions qu'il y en ait plus en France, une eintelligence rare au service de la France et une fidélité sans compromis envers la nation qui lui a
permis d'accéder aux fonctions prestigieuses qui sont les siennes: Malika Sorel, que nous devrions porter aux nues tant elle incarne ce qui manque outrageusement à nos politiques, hommes et
femmes confondus: le courage, la fierté d'être Française respectant les valeurs de la République française! Merci Madame, soyez louée pour votre bravoure! Merci, et bravo!