Vous voulez une bonne retraite, faites de la politique - Par Yvan Stefanovitch

Publié le 19 Avril 2011

             Certains reprochent aux Français le populisme auquel ils seraient sensibles. L'article de France-Soir d'hier, ne devrait pas arranger les choses. Dorénavant, lorsque vous écouterez  ces braves gens vous donner des conseils, vous flatter, vous expliquer combien il faut être sérieux, souples, voire disciplinés. Pensez à ce qu'ils gagnent par mois. Vous comprendrez mieux pourquoi ils sont si calmes, si sûrs d'eux. Il y a fort à parier que s'ils avaient les retraites de la plupart des français, ils seraient sans doute plus nerveux et qui sait... plus populistes. (sourire)

Gérard Brazon        

 

En cumulant mandats et retraites (du privé ou du public), certains responsables politiques perçoivent discrètement jusqu’à… 24 fois le SMIC ! Au hit-parade des retraités de la politique les mieux payés, nous trouvons notamment:

Jacques Chirac, (31.000), (Le préféré des français d'aprés les sondages - Note de Gérard Brazon)

  Valéry Giscard d’Estaing (30.000),

Jacques Barrot (28.050),

Michel Charasse (23.000),

Jacques Delors (14.000),

Pierre Mauroy (11.200 en septembre 2011),

Michel Rocard (11.000 €).

Les rois de la République

Tous ces ténors de la politique cumulent le plus souvent une pension de parlementaire, une de fonctionnaire et une troisième d’élu local. L’interdiction du cumul des retraites (fonctionnaire-parlementaire) ne les concerne pas : elle ne prendra effet qu’en 2012. De plus, aucune interdiction ne vise et ne visera le cumul d’une pension avec le joli pactole de membre du Conseil constitutionnel (12.000 € brut mensuels). En plus, cinq de ces rois de la République ont droit à une voiture avec chauffeur… à vie.

Certains ne cotisent pas, mais touchent des retraites

Avec l’aide de Pierre-Edouard du Cray, chargé de mission de l’association Sauvegarde retraites, nous avons procédé aux calculs des retraites de nos politiques et découvert certains tours de passe-passe. Ainsi, le retraité et ancien ministre UDF, Jacques Barrot, 74 ans, perçoit une retraite en or… sans avoir forcément cotisé ! Au total, il touche 28.050 € brut mensuels : 12.000 € brut en tant que membre du Conseil constitutionnel et 16.050 € de retraites liées à ses anciens mandats ou fonctions. Il a été pendant vingt-neuf ans maire ou adjoint au maire d’Yssingeaux (soit 1.000 €), vingt-cinq ans président du conseil général de la Haute-Loire et dix années conseiller général de ce département (3.200 €), député (6.850 €) et commissaire européen (5.000 €).

Premier cadeau pour Jacques Barrot : les 129 plus hauts fonctionnaires européens ne cotisent pas pour la retraite. Leur régime, gratuit, est entièrement pris en charge par le budget européen. Deuxième cadeau : comme eux, Jacques Barrot a bénéficié d’un parachute doré à son départ de Bruxelles en 2009. Le montant oscille, suivant les postes occupés et l’ancienneté, entre 300.000 et 500.000 €Ainsi, selon nos calculs, Jacques Barrot, le commissaire français, a dû toucher 420.000 €

Egalement bien placés dans le hit-parade des retraités politiques en or, nos deux anciens présidents de la République encore en vie, Jacques Chirac, 78 ans, et Valéry Giscard d’Estaing, 85 ans. Ils touchent respectivement 31.000 et 30.000 € brut mensuels. La retraite de ces deux ex-chefs de l’Etat sort très renforcée par leur statut de membre de droit et à vie du Conseil constitutionnel. Ce poste leur permet de percevoir une indemnité mensuelle brute de 12.000 € par mois à laquelle s’ajoutent les retraites liées à leur anciens mandats locaux et nationaux : 19.000 et 18.000 € brut mensuels (15 fois la retraite moyenne des Français !), respectivement pour le premier et le second. Les deux papys cumulards bénéficient d’un statut « royal ». Tous deux bénéficient en effet jusqu’à leur mort, de fonctionnaires à leur service : 19 pour Jacques Chirac et 28 pour Valéry Giscard d’Estaing.

A gauche ou à droite, pas d’états d’âme

Le retraité en or numéro cinq, à ce hit-parade, est l’ancien ministre Michel Charasse, 69 ans. Il touche 23.000 € mensuels. Nommé le 12 mars 2010 par le président de la République, Nicolas Sarkozy, au Conseil constitutionnel (12.000 € mensuels), cet exclu du PS en 2008 empoche ses retraites de sénateur (6.000 €), d’attaché principal d’administration centrale (3.000 €), de maire et conseiller général de Puy-Guillaume (2.000 €). Numéro six à ce tableau d’honneur, l’ancien président de la Commission européenne, le socialiste Jacques Delors, 86 ans, touche une pension totale de 14.000 € brut en tant qu’ex-employé de la Banque de France, ancien haut fonctionnaire à Paris et à Bruxelles.

Vient ensuite l’ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy, 83 ans. A partir de septembre, il touchera 11.200 € brut mensuels de retraite pour ses mandats de maire de Lille (28 ans), président de la communauté urbaine de Lille (19 ans), président du conseil régional (7 ans), député (19 ans), sénateur (19 ans également) et professeur d’enseignement technique (18 mois). Numéro huit sur la liste, un autre ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, 80 ans, perçoit, lui, une retraite de 11.000 € brut mensuels qui se décompose ainsi : 4.700 € comme ex-inspecteur des finances et 6.400 € en tant qu’ancien député européen et de l’Assemblée nationale.

Fabius, retraité actif…

Pour les 9e et 10e place de notre hit-parade, deux personnalités de gauche, Laurent Fabius, 64 ans, et Jack Lang, 71 ans, sont au coude-à-coude. Ils n’ont pas quitté la politique active, mais ils cumulent déjà des pensions de retraites de la fonction publique et de certains de leurs mandats.

Laurent Fabius cumule trois mandats. Comme député, premier adjoint au maire de Grand-Quevilly et président de la communauté d’agglomération rouennaise, Laurent Fabius perçoit un salaire cumulé de 9.730 € brut par mois, mais aussi sa retraite de conseiller d’Etat (3.200 € brut mensuels). Enfin, le PS Jack Lang cumule chaque mois des retraites de fonctionnaire et d’ancien maire de Blois (5.800 €) et son indemnité de député du Pas-de-Calais de 7.000 € brut.

Juppé, le bon exemple

Alain Juppé, 65 ans, donne le bon exemple : il a refusé le cumul de ses salaires et retraites. Devenu ministre des Affaires étrangères en février dernier, Alain Juppé a en effet fait suspendre ses 11.700 € brut de retraite de député et d’inspecteur des finances. Un sacrifice auquel la loi ne l’obligeait pas. Mais il touche son indemnité de maire de Bordeaux (3.377 € brut mensuels) et de ministre (14.000 € brut).

Les hommes politiques, de gauche et de droite, qui figurent dans notre hit-parade des retraités dorés n’ont pas eu ce genre de scrupule.

Par Yvan Stefanovitch

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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raymond 20/04/2011 07:13



Et dire qu'il y a eu la revolution!.On a supprime et raccourci la royaute pour installer tous ses profiteurs qui saignent a blanc ,trahissent et vendent notre France.... Qu'ils se mefient tous
car le vent va peut etre tourner .je sais qu'ils pensent que le peuple Francaissont des veaux qu'ils conduisent aux abattoirs.le peuple promenera peut etre un jour leurs tetes aux bouts de
piques.quand on pense qu'un gars qui a bosse toute sa putain de vie touche de 750£ a 1500 £et ces inutiles profiteurs profitent du beurre ,de l'argent du beurre et de la cremiere.Il est a esperer
que le bras vengeur va bientot se lever



Nancy VERDIER 19/04/2011 23:52



En plus de cela, les Fonctionnaires et Commissaires de Bruxelles ne paient pas d'impôts... Ce sont les nouveaux occupants de cet Edorado européen, les nouveaux migrants ou leurs enfants, qui un
jour occuperont ces postes juteux...Pas nos enfants..Le territoire passera en d'autres mains grâce à ces politiciens véreux qui ne songeaient qu'à se remplir les poches et à desservir
 leur état et leur civilisation. Ah..!!! l'Europe n'a pas de racines chrétiennes, ils ont été bien payés en échange de cette lâcheté et de leur vile politique.