Welcome to New-York crapoteux ? Par Kader Hammiche

Publié le 20 Mai 2014

412_2014-05-19_15-14-44_WELCOM-WEB

    Quand DSK porte plainte contre Abel Ferrara pour « diffamation du fait des accusations de viol et de ces insinuations qui sont tout au long du film », il est parfaitement dans son droit. De là à dire, comme le fait Me Jean Veil, que son client « a été mis hors de cause de la manière la plus nette par le procureur de New York » dans l’affaire du Sofitel, il y a un pas que seul son avocat pouvait faire. En effet, le procureur de New-York avait renoncé à poursuivre du fait de la personnalité douteuse de l’accusatrice, ce qui veut surtout dire que la Justice américaine n’a pas eu à se prononcer. L’accusé s’en est tiré au civil avec un arrangement pécuniaire avec la plaignante.  

    Personnellement, je n’avais pas l’intention d’aller voir ce film car j’ai horreur du sordide. Ce ne sont pas les relents d’antisémitisme dénoncés par Anne Sinclair et corroborés par la presse qui vont me faire changer d’avis. Il semblerait en effet que le père de celle-ci y soit présenté comme un Juif Français qui aurait profité de la guerre pour s’enrichir, ce qui est tout le contraire de la réalité. Chacun sait en effet que la guerre a surtout permis à des margoulins sans scrupule, dont beaucoup continuent de profiter de leurs forfaits, pour s’enrichir aux dépens des Juifs que le régime de Vichy avait  privés de leurs biens. La fortune du père d’Anne Sinclair, et c’est de notoriété publique, lui vient de sa proximité avec les plus grands peintres du vingtième siècle.

    DSK donne suffisamment matière à discrédit, plus par ses menées financières et politiques que sa vie privée, d’ailleurs, dont la plupart des Français se contrefichent, pour qu’il ne soit pas nécessaire d’inventer des saloperies sur son entourage. Par exemple, on attend toujours un dossier sérieux sur les clients de sa société de conseil basée au Luxembourg, Leyne, Strauss-Kahn and Partners, et la composition de l’actionnariat du fonds d’investissement DSK Global Investment qu’il vient de créer et qui s’installe déjà parmi les plus riches du monde. Je ne serais pas étonné d’y retrouver une quantité astronomique de gens qui n’ont pas eu à se plaindre de l’ancien ministre des finances Dominique Strauss-Kahn et de sociétés du CAC 40, dirigées par d’anciens membres de cabinets ministériels strauss-kahniens, ayant largement bénéficié des largesses de l’État.

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

Commenter cet article

Pivoine 21/05/2014 18:41


En novembre 2010, les journaux (presse et radio) n'arrêtaient pas de dire, que si DSK était opposé, au second tour des présidentielles, à Sarkozy, il (DSK) l'emporterait. Comme par hasard,
quelques mois + tard, il y eut cette affaire au Sofitel.


Qui permit à grollandouille d'être élu. Sachant que ce dernier n'avait aucune chance, face à DSK, d'être choisi aux primaires socialopes, on peut dire que cette affaire a été pour lui du
pain bénit...


Et quand on sait qu'il a toujours voulu être Président... et qu'en + il est fourbe...

mika 21/05/2014 02:10


J'ai vu le film. Sans Depardieu il n'intéresserait personne. C'est vrai que Ferrara n'a aucun talent mais on le savait ! Par contre, il a le
mérite de produire ses navets sans les subsides de l'état Français ce qui n'est pas le cas de la plupart de nos chers artistes.