Yvan Rioufol: Pourquoi la gauche ne maîtrise plus l'omerta!

Publié le 11 Août 2010

             La gauche signe sa responsabilité dans le processus de déconstruction de la nation, contre lequel les Français se révoltent. En effet, en cherchant, en vain, à revenir à la loi du silence qu'elle a su imposer avec l'appui médiatique durant plus de trente ans, elle démontre son incapacité à assumer les désastres de la désintégration républicaine produite par les idéologues de "l'antiracisme", du relativisme, de la table rase.
 
            Après voir réussi à étouffer le débat sur l'identité nationale qui s'apprêtait à aborder les sujets "nauséabonds" de l'immigration de peuplement  et de la place de l'islam dans une démocratie ouverte, elle tente à nouveau la même offensive ces jours-ci en cherchant à diaboliser les premières réponses du gouvernement, et singulièrement du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, à la rébellion de certaines cités ou communautés et aux tentatives de subversions de l'espace public par l'islam radical et sa charia.
 
           Ce mardi matin, sur RTL,  le député PS, Pierre Moscovici a, à son tour, eu recours au spectre des "heures les plus noires (etc)" pour critiquer le projet de déchéance de la nationalité (Michel Rocard avant lui n'avait pas reculé devant un parallèle avec les nazis) en prédisant une "rentrée sociale" autour de la réforme des retraites et de la lutte contre les riches. Mais la gauche ne peut admettre l'envergure qu'est en train de prendre la révolution conservatrice de la France silencieuse, qui ne répondra plus aux injonctions des gardiens de l'omerta.

 

            Le PS, qui s'offusque du "viol des principes républicains", feint d'oublier que la déchéance de la nationalité est déjà reconnue par la loi et le code civil. S'il n'est effectivement pas concevable de créer des apatrides (mais cela n'a jamais été dit par le gouvernement, contrairement à ce que j'ai pu lire chez des commentateurs), il est parfaitement défendable d'élargir les actes "préjudiciables aux intérêts de la France" (article 25 du code civil) à ceux qui répondent, par exemple, aux injonctions de la loi islamique et de son jihad. C'est même un devoir républicain de s'opposer aux scandaleuses pratiques talibanes qui apparaissent ici et là et dont les femmes sont les premières victimes (l'affaire du nantais Lies Hebbadj est de ce point de vue édifiante).

 

         Et si l'on en est au rappel des grands principes, la gauche ferait bien de ne pas oublier le "Droit des peuples à disposer d'eux-mêmes", plutôt que de vouloir imposer aux Français, avec l'appui d'une droite errante bien représentée par Dominique de Villepin, une société multiculturelle sur laquelle ils n'ont jamais eu à se prononcer et qu'ils rejettent quand ils sont interrogés.

 

          Reste que ce problème de déchéance ne se poserait pas avec cette acuité si la France ne se laissait pas si facilement abuser dans l'accès à sa nationalité laissée en jachère. C'est le code de la nationalité et son automaticité qu'il faut réformer, quitte à revoir le droit du sol ; c'est l'inutile et désormais pesante immigration de peuplement qu'il faut restreindre. Mais, là, c'est une politique inverse que persiste paradoxalement à vouloir suivre le gouvernement...

Yvan Rioufol du FIGARO

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Politique Française

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chiartano 17/01/2011 13:23



avez vous des videos sur les piscines de la ville de Lille avec ces journees reservees aux musulmanes ?


sergfe



Gérard Brazon 19/01/2011 15:17



Non mais si vous en avez avec des femmes en maillot burqa?