Zanzibar: Un peu d'histoire sur les négriers arabos-musulmans

Publié le 16 Juillet 2012

L'influence arabe d'Oman et le Sultanat indépendant.

Oman, situé à l'extrémité de la péninsule Arabique est un pays désertique et faiblement peuplé. Navigateurs et explorateurs, les Omanais ouvrirent de longs itinéraires maritimes. Marchands, ils approvisionnaient en produits divers importés de l'Inde et de la côte orientale de l'Afrique, des Etats arabes du golfe. La traite des esclaves tient une large part dans leurs activités et fut une des plus lucratives. La traite orientale ne dura pas moins de 12 siècles.

À partir de 1698, le Sultan d'Oman gouvernait Zanzibar à partir de Muscate, sa capitale. Pour consolider sa main mise sur les îles, un fort fut construit sur la ville de Zanzibar, sur le site de l'église portugaise et vers 1710, 50 soldats Omanais étaient en garnison.

Pendant ce temps, Oman devint une des nations les plus importantes dans le commerce. Une de leurs meilleures exportations était les dattes, et l'expansion des plantations nécessitait une main d'ouvre importante.

Les lois de l'Islam interdisaient l'esclavagisme envers les musulmans, donc de nombreux africains transitèrent par Zanzibar. On estime à environ 5000 le nombre d'esclaves africains noirs dans Oman au début du XVIII e siècle, avec l'arrivée de 500 nouveaux esclaves chaque année. La plupart étaient employés dans les plantations, certains étaient domestiques ou concubines, d'autres étaient réexpédiés en Inde ou en Perse. Zanzibar devint la plaque tournante du commerce d'esclaves noirs africains.

En 1744, à Oman, la dynastie Yaa'rubi, qui avait le pouvoir depuis 1624, vient à sombrer après une longue guerre civile. La nouvelle dynastie Busadi était menée par Ahmed bin Said al Busaidi, un marchand propriétaire de bateaux. Ahmed fut nommé Sultan d'Oman et de la côte est africaine. Une des premières choses qu'il fit fut de nommer un nouveau gouverneur à Zanzibar. Bien qu'ils prêtassent allégeance à Oman, les gouverneurs de l'Afrique de l'Est jouissaient d'une autonomie totale. Zanzibar, Pemba, Lamu et Kilwa étaient sous le contrôle des membres de la famille Busaidi, mais leurs rivaux, les Mazruis, contrôlaient Mombasa. En 1753, ceux-ci essayèrent de prendre Zanzibar, mais échouèrent.

À sa mort le fils de Mwinyi Mkuu Hassan lui succéda, ensuite son petit-fils Ahmed et enfin Hassan II, son arrière petit-fils.

Zanzibar était un centre commercial important et devint aussi un point stratégique du commerce des esclaves. En effet, au milieu du XVIIIe siècle, la traite des esclaves de Zanzibar et Kilwa en direction de Mascarenes (Mauritanie et Réunion actuelles) était florissante. On avait besoin de main d'ouvre pour les plantations de sucre et de clou de girofle. En 1770, environ 3 000 esclaves par an passaient par Zanzibar.

Les marchands devaient, pour trouver des esclaves, s'enfoncer de plus en plus dans les terres.

En 1792, un nouveau Sultan fut nommé à Oman, le fils d'Ahmed : le Sultan Bin.

Afin de combattre les Mazruis et de garder les Perses hors des frontières d'Oman, il avait besoin de s'allier avec une autre force et choisit les Anglais qui étaient alors en guerre avec la France. Bin avait entendu parler des projets de Bonaparte concernant l'Inde et se sentait là aussi menacé.

En 1798, ils signèrent un traité de commerce et de navigation. Le consul britannique fut posté à Muscate et la British East India Company fut établie dans le golfe Persique. Les Anglais voulaient aussi, en signant ce traité, mettre la pression sur le Sultan concernant l'esclavage qui avait été déclaré illégal en 1772 en Angleterre.

En 1804, le Sultan Bine fut tué au combat et ses fils Salim et Said (15 et 13 ans) furent les héritiers du Royaume avec comme régent leur cousin Bedr. Said tua Bedr deux ans plus tard, car il pensait qu'il complotait contre lui et fut proclamé Sultan d'Oman et de ses territoires en 1806.

Said dirigea son royaume de Muscate et ne visita pas ses territoires africains pendant quelques années. Comme son père, il entretenait de bonnes relations avec les Anglais espérant leur soutien contre les Perses et Mazruis. Les Anglais continuaient leur pression contre l'esclavage. En 1807, la campagne menée par Willliam Wilberforce se termina par l'abolition de l'esclavage dans l'empire britannique. Les Américains votèrent une loi contre l'esclavage en 1808 et quelques années plus tard, les Allemands et les Français (40 ans après tout de même. Ndlr Gérard Brazon).

Ces lois provoquèrent un surplus d'esclaves qui fut un sérieux problème pour les trafiquants et aussi pour le Sultan d'Oman. En 1812, un Arabe originaire de Muscate, Saleh bin Haramil al Bray introduit les clous de girofle dans l'île (originaire de l'île de bourbon : Réunion actuelle). Il apporta une solution inespérée au problème des esclaves (sic) car tous furent embauchés dans les plantations. La demande augmenta encore. Les marchands continuaient à s'enfoncer dans les terres. Ils établirent en 1820 un centre d'échange à Kazeth (dans la Tanzanie actuelle) à 800 km de la côte. Cédant à la pression britannique, en septembre 1822, Said signa un traité anti-esclavagiste avec le capitaine Fairfox Morseby qui interdisait le transport des esclaves au Sud et à l'Est de la "Moresby Line"

Ce traité permettait néanmoins le transport d'esclaves entre Zanzibar et Oman, mais le Sultan ne pouvait plus vendre d'esclaves aux Chrétiens ce qui incluait la France avec ses îles de l'océan indien.

Paradoxalement cette loi produit une augmentation du trafic d'esclaves à Zanzibar. Mais le Sultan ne pouvait plus rien toucher de ce trafic, il encouragea donc, dans ses propres intérêts, la culture du clou de girofle. Il confisqua les plantations de Aleh bin Haramil al Abray (1) , accusant celui-ci d'être le leader d'un groupe d'opposants et ordonna que pour chaque cocotier planté, trois girofliers devaient l'être (quiconque ne respectait pas ces mesures avait sa plantation confisquée). Said devint alors le propriétaire de 45 plantations dans l'île. Le cours du clou de girofle monta et à la fin du règne de Said, Zanzibar était l'un des premiers producteurs mondiaux. Said se fit construire une magnifique maison à Mtoni, sur la côte ouest de l'île, à 5km au Nord de la ville de Zanzibar.

Les Anglais ne cessaient leur lutte contre l'esclavage et essayèrent de tirer profit d'un conflit entre Zanzibar et Mombasa en proposant à Zanzibar son appui si elle cessait le commerce d'esclaves. Zanzibar refusa tandis que Mombasa accepta. Bien que le Sultan Muzrui ait donné son accord, la situation redevint vite comme avant et le protectorat accordé en 1823 fut aboli en juillet 1826.

En 1827, le Sultan Said navigua jusqu'à Zanzibar où il rencontra Edmund Roberts, un Américain de Portsmouth qui lui proposa un traité entre Zanzibar et l'Amérique. Les Américains importaient beaucoup d'ivoire africain, plus facile à travailler que celui venu d'Asie pour les boules de billards et les touches de pianos (2). Said était favorable à cet accord et pensait que les échanges commerciaux avec l'Amérique et l'Europe allaient renforcer la position économique de Zanzibar.

Said se rendit à Muscate en 1828, laissant son fils Khaled, 13 ans, gouverneur de ses territoires Est africains. Pendant son absence, les Mazruis prirent possession de Fort Jésus en 1829. Said signa le traité de Robert en 1833, date à laquelle, les Anglais abolissaient l'esclavage dans tout l'empire britannique.

En 1837, Said réussit à reprendre Fort jésus et les rapports avec les Américains se renforcèrent. Le consul Richard Waters arriva la même année à Zanzibar et en novembre 1839, Said envoya un Navire "El Sultani" qui arriva à New York en mai 1840, le premier bateau arabe à entrer dans un port américain.

En décembre 1840, Zanzibar devint capitale d'Oman. Said devint Sultan de Zanzibar et d'Oman. Le Sultan de Zanzibar, établissant son fils Thuwaini gouverneur d'Oman, à Muscate. Mwinyi Mkuu gérait les affaires locales et le Sultan Said avait le contrôle du commerce et des affaires internationales. Alors que l'empire d'Oman déclinait, Zanzibar était de plus en plus prospère et de nombreux marchands influents s'y étaient déjà installés.

La ville de Zanzibar commençait à croître et en 1850, trente ans après l'arrivée de Said, de nombreuses grandes et somptueuses maisons étaient construites en pierre par les nouveaux émigrants omanais. Le consul britannique Atkins Hamerton devint en décembre 1841 le premier consul à Zanzibar, suivi en 1844 par le consulat français.

Pendant la même période, malgré toutes les restrictions imposées par le traité de Moresby, le marché des esclaves continuait d'augmenter. En 1841, les marchands s'étaient établis à Ujiji (1600 km des côtes) et environ 13 000 esclaves par an arrivaient à Zanzibar. Après de nombreux refus, le Sultan Said accepta de signer un traité contre l'esclavage qui permettait à Zanzibar d'importer des esclaves mais pas de les exporter à Oman.

Les Anglais n'avaient pas une flotte suffisante pour permettre l'application de ce traité. Les marchands continuèrent donc de naviguer en transportant des esclaves.

En 1850, 14 à 15 000 esclaves par an transitaient par Zanzibar. Cette traite poussait les limites du territoire et à la fin de son règne Zanzibar couvrait 10 % du continent africain. Lors de ses voyages à Muscate, son fils Khaled le suppléait comme gouverneur à Zanzibar. En novembre 1854, Khaled décéda de la tuberculose. Le Sultan nomma depuis Muscate un autre de ses fils, Majid, alors âgé de 20 ans. En septembre 1856, Said navigua vers Zanzibar, sachant que ses jours étaient comptés. Il mourut de dysenterie le 19 octobre 1856 sur le bateau, à l'âge de 65 ans. Un de ses fils, Barghash était à bord, il prit les commandes du bateau et se rendit dans l'île de Chumbe, à 8km au sud de Zanzibar. Il tenta de prendre par surprise le pouvoir par le contrôle de Mtoni, le palace du Sultan et le fort de la ville, mais il échoua, ne trouvant aucun appui.

En 1856, Majid bin Said fut proclamé Sultan de Zanzibar. À Oman, Thuwaini refusa de reconnaître son frère comme Sultan, estimant que ce droit lui revenait et il demanda à Majid de payer une compensation de 40 000 maria theresa dollars (la monnaie de l'époque). Majid accepta, mais cessa les paiements au bout d'un an. En février 1859, Thuwaini qui voulait détruire son frère navigua vers le sud, mais fut intercepté par une patrouille britannique et dut rebrousser chemin. Mais Majid était menacé aussi par son autre frère, Barghash, qui se déclarait lui-même Sultan de Zanzibar et complotait contre lui. Barghash fut finalement capturé et exilé en Inde pendant deux ans.

Les Anglais voyaient un intérêt politique à ces conflits fratricides. En avril 1861, Lord Canning déclara que Zanzibar et Oman devaient être deux états séparés. Une déclaration franco-anglaise reconnut Majid Sultan de Zanzibar et ses territoires, comme une souveraineté indépendante et les taxes annuelles que devait payer Zanzibar à Oman furent établies en mars 1862.

La souveraineté du roi Mwinyi Mkuu existait toujours et il continuait de vivre dans son palais à Dunga, mais son pouvoir était négligeable. Les Sultans d'Oman l'avaient totalement évincé. Ahmed était le successeur de son père Mohammed qui mourut à 80 ans, lui-même fils d'Hassan II.

Quand Ahmed mourut de la petite vérole en 1873, il ne laissa pas de descendant mâle, c'était la fin de la lignée royale. Cet événement fut considéré par les swahilis comme néfaste, comme la perte d'une référence.

En 1866, Thuwaini fut tué par son fils, Salim, pendant son sommeil. Celui-ci lui succéda, mais Majid refusa de payer ses taxes, estimant que Salim était un usurpateur. La même année, la princesse Slame, une des soeurs de Majid, rencontra un riche marchand allemand avec lequel elle prit la fuite. Slame devint Emilie Ruete et vécut en Allemagne (3). Sans l'aide de Majid et du consulat anglais, elle aurait encouru la mort pour déshonneur à sa famille.

L'esclavage n'était toujours pas aboli à Zanzibar et le nombre des esclaves annuels avait atteint les 20 000. Cette explosion ainsi que la croissance de la population commençait à poser des problèmes à Zanzibar. L'esclavage avait atteint son point culminant et le clou de girofle avait atteint une phase de surproduction et stagnait, les prix avaient fortement chuté. La ville de Zanzibar s'était accrue d'une population pauvre, vivant à côté de Stone Town, dans des bidonvilles. De nombreux petits propriétaires Arabes et swahilis qui avaient investi dans les plantations de girofle étaient endettés et empruntaient aux prêteurs sur gage indiens. (Au Kenya voisin, la population indienne reste trés implantée et  trés riche par rapport aux kenyans. Ndlr Gérard Brazon)

Quand le célèbre explorateur missionnaire, David Livingstone arriva cette année-là à Zanzibar, il s'attrista des conditions de vie dans l'île. "Personne ne bénéficie ici d'un bon état de santé" écrit-il, et il ajoute" La puanteur des entrepôts d'ordures sur la plage est horrible (.) On devrait l'appeler Stinkibar (4) et non Zanzibar" Il avait déjà beaucoup voyagé et écrit sur les horreurs de l'esclavage.

Les mauvaises conditions d'hygiène favorisaient les épidémies de dysenteries, malaria, choléra, petite vérole, etc. Les épidémies de petites véroles en 1858, de choléra de 1858 et de 1869 à 1870, tuèrent 1/6 e de la population de la ville de Zanzibar et 35 000 personnes dans l'île.

Livingstone partit de Zanzibar en mars 1866 et ne donna plus de nouvelles, il fut recherché par un journaliste américain, Henry Morton Stanley, qui le retrouva en novembre 1871, à Ujiji, lui adressant la célèbre phrase : " Docteur Livingstone, I presume ?" Mais la Royal Geographic Society ignorait la découverte de Stanlay, elle envoya une expédition conduite par Llewellyn Dawson, à sa recherche en février 1872. Elle fut prise dans l'ouragan "Hurricane" qui détruisit de nombreuses plantations et tua beaucoup d'hommes. En mai 1872, Dawson rencontra Stanley à Bagamoyo et lui dit que Livingstone rentrerait à Londres dans quelques mois. Mais toujours sans nouvelles, en février 1873, une nouvelle expédition conduite par Cameron, partit à sa recherche. Pendant ce temps, la petite expédition de Livingstone avait pris plus de temps que prévu.

Ses attaques de dysenterie étaient revenues, il mourut le 2 mai 1873, dans le village de Chimato, à 800 km au sud de Ujiji. Ses amis transportèrent son corps à Zanzibar et en août 1873, arrivèrent à Khazeh où ils annoncèrent sa mort à Cameron. Celui-ci trouva les notes de Livingstone et en continuant à l'Ouest, fut le premier à traverser l'Afrique d'Est en Ouest lorsqu'il atteint la côte atlantique.

John Kirk était un médecin arrivé avec Livingston qui s'installa à Zanzibar. En octobre 1870, il fut nommé consul britannique à Zanzibar. Majid était mort à 36 ans et son frère, Barghash qui avait comploté contre lui revint de son exil en Inde et fut proclamé Sultan le 7 octobre 1870. Après l'Hurricane, il annonça que les plantations devaient être restaurées (peu de girofliers avaient été touchés) et la traite des esclaves augmenta à nouveau.

Parallèlement, le mouvement anti-esclavagiste ne cessait d'augmenter, notamment avec la publication de "la Case de l'Oncle Tom", aux USA. C'est finalement seulement en juin 1873, sous la pression d'un embargo anglais et sur les conseils de John Kirk que fut signé un traité entre Zanzibar et l'Angleterre, pour la complète abolition de l'esclavage dans le royaume du Sultan et l'interdiction complète de transporter des esclaves. Le marché aux esclaves fut immédiatement fermé, on y construisit une cathédrale à la place. L'esclavagisme étant illégal, les prix des esclaves flambèrent et le trafic d'esclaves continua de manière clandestine. ( à ce stade du récit on notera que ce sont les vilains blancs qui luttent contre l'esclavage mis en place par les arabos-musulmans. Si vous connaissez Taubira, faîtes lui parvenir l'article pour son instruction. Ndlr Gérard Brazon)

En 1875, John Kirk invita le Sultan Barghash en Grande-Bretagne, afin de ratifier le traité de manière officielle. Il visita Londres, fut reçu par la Reine Victoria à Windsor, le prince et la princesse de Wales. Il partit de Grande-Bretagne en le 15 juillet 1875, passa par Paris, Marseille et arriva à Zanzibar en septembre. Les liens entre Zanzibar et l'Angleterre s'étaient resserré, favorisé par la récente ouverture du Canal de Suez (1869) (oeuvre des français sous l'impulsion de Napoléon III et inaugurée par l'Impératrice Eugénie. Ndlr Gérard Brazon) qui facilitait les voyages entre Zanzibar et la Grande-Bretagne.

Son séjour en Europe influença Barghash qui, conseillé par John Kirk, devenu son bras droit, nomma William Llyod Matthews pour réorganiser son armée et renforcer son pouvoir dans ses terres. Il installa un système pour l'eau, construit un aqueduc de six kilomètres à cet effet. Il développa une force de police, une usine à glace, l'éclairage des rues, la construction de routes, etc. (Encore des blancs qui déjà se prennent pour ces colons sans âme et sans coeur. Ndlr Gérard Brazon)

Il avait également subi une autre influence, c'est celle de l'Inde pendant son exil et de ses magnifiques palaces qu'il avait pu contempler. De nombreux et luxueux palaces furent construits, dont celui de Chukwani, dans le sud de la ville de Zanzibar et Maruhubi Palace dans le Nord, pour son Harem.

(1) Qui avait importé la culture du clou de girofle dans l'île. 
(2) Vers 1830, une ville nommée Ivory town fut construite au Connecticut, avec de nombreuses fabriques de touches de piano et de boules de billard faits avec de l'ivoire importé de Zanzibar. 
(3) Elle a écrit un livre racontant sa vie à la cour de Zanzibar : "Mémoires d'une princesse arabe" Ed. Karthala 
(4) Stink : sentir mauvais, "puer" en anglais

Rédigé par Gérard Brazon

Publié dans #Point de vue

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kafirpride 16/07/2012 18:42


Quelle est la source du document?


Merci

Marie-claire Muller 16/07/2012 17:38


C'est vrai que Tobira la donneuse de leçons devrait réviser sa copie (ELLE, MINISTRE DE LA JUSTICE LOL!!!)On est bien
puni d'avoir hériter une engeance pareille!!!!Bon ,maintenant que les esclavagistes sont dans nos murs et que ces
incapables et vendus sont  au pouvoir qu'elle est la marche à suivre???


AUX ARMES CITOYENS!!!!!!!!!!!