10/ Islam: Incompatible système politico-juridique en démocratie (2ème partie)

2ème Partie

Il serait temps de rappeler fermement aux musulmans que la liberté d’opinion implique le droit de tout critiquer, de tout examiner, de tout remettre en cause et que la liberté d’opinion, ce n’est pas le droit de dire ses idées tant qu’elles ne déplaisent pas à autrui, parce qu’à ce compte-là, on finirait très rapidement par ne plus avoir le droit de rien dire, toute opinion pouvant déplaire à quelqu’un.

 Et l’on ne voit pas de quel droit les musulmans revendiquent ce privilège exorbitant de pouvoir échapper à toute critique, alors que la discussion, la remise en question de tous les systèmes de pensée, idéologies, fait partie du débat normal dans une démocratie ainsi que le pluralisme des valeurs.

Cette liberté d’opinion implique jusqu’à la liberté de se moquer et de caricaturer, sans que les auteurs de ces caricatures risquent d’être menacés de mort, comme on l’a vu au moment de l’affaire des caricatures de Mahomet présentées dans un grand quotidien danois. On a vu en France des humoristes, des dessinateurs comme Choron, Marcel Gottlieb, faire des dessins très irrespectueux sur le Christ, participant à une partie de poker avec Odin, Thor, Wotan, Zeus et quelques autres dieux, le tout se terminant en partouze, sans que le bon Marcel Gottlieb soit jamais menacé par les foudres de la censure ou menacé de mort par des chrétiens !

Chaque matin, Laurent Gerra sur les ondes de RTL fait des imitations parfois cruelles du pape Benoît XVI sans avoir besoin ensuite d’être raccompagné par des policiers pour assurer sa protection au sortir des studios.

Je ne dis pas que ça fait plaisir aux chrétiens, mais eux au moins ont parfaitement intégré le principe de la liberté d’opinion. Les chiens de garde de l’islamiquement correct nous disent que les critiques de l’islam sont blessantes et offensantes pour les mahométans.(Lire la prise de position de Jean Marie le Pen dans la 1er partie alors que Marine le Pen se fait le chantre de la laïcité aujourd’hui)).

 Mais curieusement, il ne leur vient pas à l’esprit qu’alors les hédonistes, les athées les agnostiques pourraient eux aussi se sentir blessés, offensés lorsqu’ils sont présentés par les musulmans comme dépravés, immoraux, décadents !

Le chef du Hamas palestinien déclarait par exemple récemment que les occidentaux étaient moins que des animaux, parce qu’ignorants de la vraie foi. Je suis athée, mais je n’ai jamais demandé que l’on respecte l’athéisme, on a parfaitement le droit de trouver cette position absurde, incohérente, à charge pour moi de la défendre. Ce que je revendique simplement, c’est le droit de la formuler. Or l’on voit dans toutes les sociétés occidentales les islamistes et même ceux qu’on appelle les musulmans modérés appeler à la censure au nom du respect non pas des religions ( il n’y a qu’à voir comment les chrétiens par exemple sont traités en terre musulmane ) mais de leur seule religion !

C’est ainsi que l’on a pu voir, en 1995, le soi-disant modéré recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, s’indigner de l’invitation par une chaîne de télévision française de l’écrivain Salman Rushdie condamné à mort par une fatwa de l’ayatollah Khomeiny comme chacun sait. Ce recteur trouvait offensant le passage de Rushdie à la télévision, et d’autant plus offensant, ajoutait-il, que cette émission devait avoir lieu pendant le ramadan ! Sans commentaires ! 

Faudra-t’il bientôt enfermer les mal-pensants pendant le mois de ramadan ? Les musulmans de France ne voient généralement aucun problème à ce qu’en Arabie saoudite il soit interdit de construire des églises, à ce qu’en Algérie, on vienne de condamner à des peines de prison plusieurs hommes coupables de ne pas avoir respecté le ramadan, à ce qu’en Egypte les Coptes aient été victimes l’an passé de véritables pogroms, à ce que chaque vendredi dans la mosquée de l’université islamique Al- Azhar on lance des appels à la haine contre ces mêmes coptes, à ce que dans la très islamique Somalie, d’où la féministe Ayaan Hirsi Ali s’est échappée, l’on décapite des apostats, à ce qu’on insulte les mécréants à longueur de publication islamique à travers le monde, mais ils s’indignent de toute remise en question de leur foi et de leurs pratiques. Céder devant ces intimidations risque d’être une victoire pour l’intolérance.

L’idée de respect des religions n’a aucun sens, la seule chose qui doit être respectée, c’est la liberté de pratiquer à titre privé sa religion tant qu’elle ne trouble pas l’ordre public, comme le dit un article de la déclaration des droits de l’homme de 89. Or je rappellerai qu’à Paris, depuis maintenant plusieurs années, une rue de Belleville est occupée chaque vendredi soir par des musulmans en prière, interdisant à quiconque n’est pas musulman d’emprunter cette rue, le tout, sous la protection de la police !

  L’occupation de l’espace public sans autorisation est non pas une infraction, mais un délit, et l’on voit donc la police, accompagnée de miliciens islamistes portant brassard, protéger des actes délictueux !  Je n’aurai pas le mauvais goût de rappeler également qu’il y a un mois, à Limoges, l’on a pu voir une manifestation non autorisée de musulmans portant mégaphone, hurlant des slogans anti-français et annonçant leur intention de brûler le code pénal.

Curieusement la grande presse a fait silence sur cet inquiétant fait divers, sauf, et c’est tout à son honneur, l’hebdomadaire Marianne. La liberté de conscience, inclut la liberté religieuse, mais aussi le droit de changer de religion ou d’abandonner sa religion, ainsi que d’être athée, agnostique ou de se foutre de la question religieuse, ce que refuse de reconnaître le Conseil Français du Culte Musulman, il faut le rappeler avec force ! Ce qui veut dire qu’aux yeux de cette institution censée représenter les musulmans de France, l’apostasie reste un crime, punissable, en droit sinon en fait, de la mort. Je pense bien et j’espère que sur le sol français des apostats de l’islam ne risqueraient pas la mort, mais il en est tout autrement en terre musulmane.

Nahed Mahmoud Metwalli est égyptienne, ancienne directrice adjointe d'un grand établissement scolaire du Caire. Elle s’est convertie au christianisme à la suite de quoi elle a été menacée d'internement par les cheikhs de l'Université d'Al-Azhar au Caire. Réfugiée en Europe, elle a échappé à plusieurs tentatives d'enlèvement. Dans son ouvrage «  la violence de l'islam « , Nahed Mahmoud Metwalli dénonce les nombreuses formes de violence que prend l’islam.  L’on pourrait dresser la longue liste des incroyants et des apostats mis à mort, condamnés, pourchassés et persécutés en terre d’islam. Et j’ajouterai qu’en Allemagne, des anciens musulmans ont publiquement annoncé leur renonciation à leur religion d’origine sur un site intitulé “ les apostats de l’islam “ et que bien évidemment, des menaces de mort s’en sont immédiatement suivies ! 

Laissons enfin la parole à Salman Rushdie qui dans un ouvrage de 2002 juge que «  ce qui n’est pas du tout normal, c’est la volonté des musulmans d’être à l’abri de toute critique, irrévérence, moquerie ou même vexation touchant leur système de croyance. «   et il ajoute «  La séparation entre l’individu et ses convictions fait partie des fondements de la démocratie et une communauté qui chercherait à saper ceux-ci se ferait du tort à elle-même. » 

 

Pour en terminer avec ce point dans lequel j’ai voulu dénoncer cette funeste idée selon laquelle l’islamophobie rangerait ceux qui s’en rendent coupables sous la bannière de l’extrême-droite ou du lepenisme, je voudrais simplement rappeler certains points d’histoire qui risquent de fâcher les bons esprits: la collusion d’un certain islam avec cette même pensée d’extrême-droite.

Tout historien sait que dans les années 40 le plus haut dignitaire de l’islam, le grand mufti de Jérusalem Al Husseini a passé la plus grande partie de la guerre à Berlin, en compagnie de ses amis Hitler et Himmler, qu’il y a organisé la propagande antisémite au Moyen-Orient, qu’il a contribué à la création de trois divisions SS musulmanes dont une s’est illustrée dans le Balkans par ses exactions, que les criminels de guerre nazis ont trouvé un accueil chaleureux dans les pays musulmans comme l’Egypte et la Syrie ( Il n’y a qu’à se référer aux archives de la fondation Simon Wiesenthal, qui a traqué les anciens nazis ), que dans les librairies islamistes du Caire par exemple on trouve Mein Kampf et tous les grands classiques de l’antisémitisme, comme le protocoles des Sages De Sion, comme nous l’apprend l’essayiste et analyste politique d’origine libanaise Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l’Orient, que l’islamiste marocain Ahmed Rami sur son site héberge les ouvrages des négationnistes, c’est-à-dire ceux qui nient la réalité de la Shoah, comme Faurisson et Garaudy - ex-communiste et depuis converti à l’islam - ainsi que les ouvrages des néo-nazis interdits de publication pour apologie de crimes contre l’humanité, que le seul pays à accepter d’accueillir un colloque regroupant les négationnistes et néo-nazis européens et un concours de caricatures sur la Shoah a été le très musulman Iran d’Ahmadinejad, que sur le site du même Ahmed Rami on trouve des appels vibrant à voter Le Pen pour, je cite « débarrasser la France de son occupation juive » , que Le Pen déclarait le 21 septembre 2001 qu’en ce qui concernait les attentats islamistes, l’Amérique l’avait bien cherché, que de toute façon, ( déclaration dans le journal La Croix du 21 février 2007 ) les attentats du 11 septembre n’étaient qu’un détail, un Jean Marie Le Pen qui a toujours marqué sa sympathie pour l’Iran islamiste, pour le FIS algérien, qui s’est formellement opposé à la loi interdisant le port du voile à l’école, qui a condamné les caricatures de Mahomet et souhaité le retour du délit de blasphème. Tout cela est peut-être plus qu’une simple fâcheuse coïncidence  et décidément l’islam a des alliés là où on ne les attendait pas forcément.

Etrange convergence également d’une certaine extrême-droite et d’une certaine extrême-gauche, toutes deux hostiles à une société libre et pluraliste, comme ce mouvement de jeunes trotskystes anglais qui considère Ben Laden comme l’avant-garde du combat anti-impérialiste ou le NPA du postier Besancenot, qui défile aux côtés des drapeaux de l’organisation terroriste Hamas dans les manifestations parisiennes d’il y a deux ans, où l’on a pu entendre de vibrants «  mort aux juifs », et qui présente une voilée comme candidate aux élections. Et au risque de fâcher une fois de plus je rappellerai un phénomène inquiétant qui se développe dans les écoles ainsi que dans les banlieues: l’antisémitisme musulman, tellement effarant qu’une quinzaine de professeurs, généralement tous de gauche, mais républicains, ont publié en 2002 un ouvrage intitulé «  Les territoires perdus de la république. Antisémitisme, racisme et sexisme en milieu scolaire »  dont je ne vous lirai que la quatrième de couverture qui dit ceci :

«  Quarante minutes d’insultes, ( chiennes de juives, youpines, t’es une pute, en plus t’es juive ) et de violences physiques, quarante minutes d’enfer vécues par deux élèves, entourées par une douzaine d’autres qui exigent d’elles qu’elles «  demandent pardon d’être juives » Ce n’est pas la nuit de cristal en Allemagne, c’est seulement un collège parisien en 2002. Mais là, curieusement, les professionnels de l’antiracisme devaient avoir les oreilles ailleurs parce qu’on n’a pas vu que ça les perturbait beaucoup. 

Et enfin, il ne faut pas oublier de rappeler qu’aux rassemblements annuels au Bourget de l’UOIF, une des composantes essentielles du CFCM, sont proposés les protocoles des sages de Sion, ce grand classique de l’antisémitisme, concocté par l’Okhrana, la police politique tsariste dans les années 1890, et qui a été une des sources d’inspiration de l’antisémitisme nazi.

 

L’on pourrait ajouter qu’aux yeux des culs-bénis de l’islamiquement correct, est alors sans doute un horrible fasciste xénophobe raciste l’écrivain français d’origine marocaine Tahar Ben Jelloun qui déclarait le 23 septembre 2001 dans le quotidien Le Monde :

«  La société musulmane ne reconnaît pas l’individu. Le sujet en tant qu’entité unique et singulière n’a pas sa place dans la communauté qui privilégie le clan, la tribu, la famille. L’individu n’y est pas une personne. Il fait partie de l’Oumma. Il n’a pas d’existence, pas de subjectivité à prendre en compte, pas de droit à exprimer son moi par opposition à la masse compacte. » 

 

Il est vraiment temps d’en finir avec l’islamiquement et le politiquement correct pour poser des problèmes et des questions qui fâchent. En effet qu’on veuille le savoir ou pas, l’Europe et l’Amérique sont le terrain d’une tentative islamique d’imposer sa présence dans l’espace public, dont la multiplication exponentielle des voilées et l’effarante apparition des burqas en France, l’apparition de grands panneaux publicitaires hallal, la multiplication des écoles qui ne servent plus à la cantine que de la nourriture hallal, la promotion de la finance islamique en France par la ministre Lagarde ( ce qui veut dire que les investissements de cette finance pourront être surveillés par des religieux ) ne sont que les symptômes le plus visibles, de peser sur les lois des démocraties, d’obtenir des dérogations par rapport à la loi commune, voire d’obtenir de faire prévaloir la charia sur les lois de la cité. L’on m’aurait dit il y a quarante ans, lorsque je participais à des défilés du MLF que l’on viendrait un jour à poser la question de la burqa dans mon pays, j’aurais pu légitimement croire à un sinistre cauchemar. Et bien, le cauchemar est maintenant une réalité. Je n’aurai pas le mauvais goût de vous dire cette information concernant la création par un homme d’affaire musulman d’un fonds de soutien permettant de payer les amendes pour le port de la burqa dans l’espace public. Je crois que ça porte un nom : faire de la provocation et inciter à violer les lois de la république ! 

Il est donc vraiment temps en effet d’en finir avec l’islamiquement et le politiquement correct pour poser des problèmes et des questions qui fâchent.     

 

D’abord pour dire que la critique même violente de l’islam n’a rien à voir avec le racisme. D’ailleurs comme nous le verrons, les critiques les plus virulentes de l’islam ont été formulées par des femmes issues du monde musulman, qui sont d’origine somalienne, indienne, bengali, saoudienne, maghrébine, syrienne, nigériane ou iranienne. 

Il faut en effet s’entendre sur les mots. L’islam n’est pas une race, c’est un système politico-religieux et j’ajouterai, un système politico-religieux totalitaire au sens le plus étymologique du terme. Quant au racisme, il n’y a qu’à se tourner vers la belle définition qu’en a proposée la philosophe américaine Ayn Rand

«  Le racisme est la forme la plus abjecte et la plus brutalement primitive du collectivisme. C’est le fait d’accorder une importance morale, sociale ou politique à une lignée génétique à laquelle un homme appartient, et de croire que ses traits intellectuels et caractérologiques sont héréditaires. Le racisme prétend que le contenu de l’esprit d’un homme est héréditaire, que les convictions, les valeurs et le caractère d’un homme sont déterminés avant la naissance, par des facteurs physiques au-delà de son contrôle. Le racisme est la doctrine des brutes, conçue par et pour elles. C’est une version du collectivisme pour éleveur de bétail capables de différencier diverses races d’animaux, mais pas les animaux des hommes. » 

Rien à voir donc avec la critique des croyances ou des rites ! Cessons donc d’être intimidés par une conception idéologique et dévoyée de l’antiracisme, qui ramène au racisme la moindre forme de remise en cause des valeurs et des croyances des autres et par la confusion intellectuelle qu’il tente d’imposer.

Ce ne sont en effet pas des racistes, les dix inspecteurs généraux de l’éducation nationale qui publièrent un alarmant rapport en 2004 intitulé «  Les signes et manifestations d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires tellement alarmant en effet qu’avec l’habituelle lâcheté des politiques, le ministre de l’éducation nationale de l’époque a tenté d’en empêcher la publication. Il sera heureusement publié avec les commentaires de vingt personnalités, le plus souvent de gauche, sous le titre «  L’école face à l’obscurantisme religieux » .

Le constat est effarant : refus de la part d’élèves musulmans d’entendre parler de la théorie de l’évolution, révolte lorsque les programmes scolaires font aborder la Shoah, ou encore l’épisode des croisades, refus de regarder des œuvres d’art en cours de français ou de dessin, refus de la mixité en cours d’EPS, surveillance policière du respect du jeûne pendant le ramadan, insultes antisémites, et cerise sur le gâteau, tapis de prière déroulés dans des salles de collège avec l’accord des principaux !

La situation ne s’est pas améliorée puisque le dernier rapport du Haut Conseil à l’Intégration fait le même constat ! Il y est dit : «  L’école donne des signes de souffrance. Elle est aujourd’hui le lieu de revendications nouvelles qui ressortent de l’expression du communautarisme, d’une identité religieuse, voire du rejet de la culture et des valeurs de la République française. » ou encore «  « Des enseignants se voient systématiquement opposer un refus de parents musulmans à l’étude par leurs enfants de la christianisation. Les mouvements migratoires, conséquences des Croisades sont remis en cause au prétexte que les Chevaliers n’ont pas existé ou que dans le meilleur des cas, ils n’ont jamais atteint le Proche-Orient

La montée des fondamentalismes et du communautarisme ouvre la porte à des contestations de cours de plus en plus nombreuses. Ainsi, il n’est plus rare que, dès l’école primaire, des parties du programme soient refusées : alors que le programme d’histoire en CM1 prévoit expressément « les Gaulois, la romanisation de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain », au même titre que l’étude « des conflits et échanges en Méditerranée au Moyen Âge : les Croisades, la découverte d’une autre civilisation, l’islam », des enseignants se voient systématiquement opposés un refus de parents musulmans à l’étude par leurs enfants de la christianisation. « Je conseille à tous les frères et soeurs la lecture de l’intégralité de ce rapport. 

La membre du HCI, Malika Sorel, d’origine algérienne, et donc peu susceptible de racisme faisait remarquer, en commentant ce rapport : 

Qu'opposer, alors, aux doctrines que vous dénoncez? ( cad le multiculturalisme ) 

           Rien d'autre que le modèle d'intégration républicain qui fonctionnait très bien! On doit accueillir les gens dans la communauté française et non 1'inverse. Ils doivent respecter Ie système français. Si on avait fait ça, on aurait suscite le désir d'intégration. Mais comment y parvenir quand on injecte 200 000 nouveaux entrants par an dans une société déjà en proie a des difficultés majeures ? C' est irresponsable, grave et fondamentalement dangereux. Il est évident que là réside le défi des prochaines années : si l' on continue comme aujourd'hui, nous irons vers des troubles majeurs. Trop de gens arrives récemment n'éprouvent plus le besoin de respecter la loi de la République, et reconstituent leurs sociétés d' origine sur le territoire français. Si rien n' est fait pour y mettre un terme, la pression va devenir rapidement intenable ».

Cette haine de la République et de la France, nous en avons un exemple tout récent, avec la publication d’un ouvrage intitulé “ Nique la France “, écrit par un sociologue d’origine algérienne et qui sévit dans une de nos universités, à Villeneuve d’Asq. Ce sociologue est membre de l’association “ les indigènes de la république “, organisation islamo gauchiste bien connue pour ses diatribes antifrançaises et antisémites, qui a milité pour le port du voile à l’école, pour la burqa. Sur la couverture de ce sinistre ouvrage, on voit une voilée faire un doigt d’honneur à la France et à la république.

Imaginez-vous un instant un intellectuel français résidant en Algérie et se permettant de publier un ouvrage intitulé “ Nique l’Algérie “ ? 

Pas plus que Malika Sorel ne sont des racistes les juges de la Cour européenne des droits de l'homme, qui, dans un arrêt du 31 juillet 2001  font « observer l’incompatibilité des règles de la charia avec le régime démocratique ».

Je cite : 

« À l’instar de la Cour constitutionnelle, la Cour reconnaît que la Charia, reflétant fidèlement les dogmes et les règles divines édictées par la religion, présente un caractère stable et invariable. Lui sont étrangers des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques. La Cour relève que, lues conjointement, les déclarations en question qui contiennent des références explicites à l’instauration de la Charia sont difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout. Il est difficile à la fois de se déclarer respectueux de la démocratie et des droits de l’homme et de soutenir un régime fondé sur la Charia, qui se démarque nettement des valeurs de la Convention, notamment eu égard à ses règles de droit pénal et de procédure pénale, à la place qu’il réserve aux femmes dans l’ordre juridique et à son intervention dans tous les domaines de la vie privée et publique conformément aux normes religieuses. »

 

Or l’on peut alors légitimement s’inquiéter de trouver sur le site du Conseil Français du Culte Musulman ainsi que sur le site de Oumma.com le portail internet des musulmans de France de permanents rappel de la nécessité de suivre la charia.

Tant que les musulmans n’accepteront pas de relire d’une façon critique leur texte sacré, tant qu’ils ne renonceront pas à le considérer comme la parole de Dieu, donc immuable, tant qu’ils n’accepteront pas d’abandonner un certain nombre de versets, il y aura un énorme problème de compatibilité entre démocratie  et islam. Les versets du coran qui abordent des problèmes politiques et sociaux se comptent par centaines. L’argument de la soi-disant sacralité du livre doit-il continuer de s’opposer à la question de son incompatibilité avec le droit français ?

De nombreux musulmans disent «  le coran est notre constitution ». Mais les versets donnant lieu à critique  pour incompatibilité avec les lois de la République se comptent également par centaines, dont de nombreux ont caractère de provocation à crimes et délits contre les personnes. Ce sont en premier lieu les versets énonciateurs du code civil, concernant surtout le statut de la femme et le régime de transmission des biens par héritage. D’autres versets instituent un droit pénal radicalement incompatible avec les dispositions du Code pénal français, à cause notamment du recours à des châtiments corporels allant jusqu’à la mutilation, dont on sait qu’elle est appliquée dans de nombreux pays musulmans.

Je peux donner aux frères et sœurs de l’atelier les adresses de vidéos placées sur internet par des organisations internationales de défense des droits de l’homme comme Right Watch International. Les musulmans soudanais et iraniens ont tellement peu honte de leur pratique des mutilations corporelles qu’ils n’hésitent pas à les mettre eux-mêmes en ligne. Qui plus est, certains versets instituent un régime de châtiment par vengeance personnelle et application du talion. Il n’y aura pas de compatibilité entre islam et république et démocratie tant que les musulmans n’auront pas fait la critique des ces versets incompatibles avec la modernité et nos valeurs.

Il y aura aussi des problèmes d’intégration, comme l’ont affirmé Angela Merkel ainsi que le dernier rapport du Haut Conseil à l’Intégration, auquel j’ai fait référence et qui font tous deux le constat de l’échec flagrant du multiculturalisme et avancent la nécessité des valeurs démocratiques fortes contre les revendications identitaires et théocratiques de certains musulmans. 

Faut-il voir dans ces problèmes le surgissement d’un authentique choc des civilisations, comme le prophétisait en 1993 le politologue américain Samuel Huntington ? Certains en France le pensent, ainsi le philosophe Charles Henri Zarka qui déclarait dans l’éditorial du numéro spécial de la revue Cités consacré à «  l’islam en France «  :

«  Il se joue actuellement une phase centrale de la rencontre conflictuelle plus générale entre l’Occident et l’islam, dont il faudrait être d’un aveuglement total, d’une mauvaise foi radicale, à moins que ce ne soit d’une naïveté déconcertante, pour ne pas le reconnaître » . 

 

Ou faut-il dire comme d’autres que le conflit, réel, incontestable, se joue entre les défenseurs de la démocratie, de l’égalité des sexes et des droits, du pluralisme, de la liberté de conscience et de la laïcité, qu’ils soient européens de souche ou issu de l’immigration musulmane, et de l’autre côté les défenseurs de l’idéologie multiculturaliste, différentialiste, d’origine européenne ou immigrée et tentés par les sirènes de cette nouvelle idéologie totalitaire qu’est l’islamisme ?

L’on pourra remarquer que de nombreux défenseurs du totalitarisme communiste se sont brutalement reconvertis en apologistes de l’islamisme. 

J’avoue qu’entre ces deux positions et ces deux façons de construire une alternative, j’hésite, au grès de mes lectures et des événements de l’actualité et n’ai pas encore tranché.

 

Pour terminer, je ne peux qu’inciter tous les auditeurs à relire la belle pièce de Voltaire “ Mahomet ou le fanatisme “. Mais sans doute se trouvera-t-il un jour des culs-bénis pour dire que notre frère Voltaire, la plus pure expression de l’esprit des Lumières était un affreux fasciste, raciste et islamophobe et qu’il est urgent de retirer ses livres des bibliothèques ou de les brûler ! 

JLB