7 - Les chiffres officiels de l'immigration en France.

Par Marine Le Pen et pour écouter la vidéo.         

            En 2010, 198 604 titres de séjour ont été accordés en France, soit 13,2% de plus qu’en 2009, et 75% de plus qu’en Allemagne.
Ce chiffre dépasse de 40 000 la moyenne du même chiffre sous Lionel Jospin.

Parmi ces 198 604, l’immigration professionnelle a progressé de 4,8% à 25 432. Les étudiants issus de pays tiers ont vu leur nombre grimper de 28,8%, à 65 499 (« étudiants », on sait ce que ça veut dire dans de nombreux cas…).  Et l’immigration familiale de 7,5% à 81  237.

Enfin, le nombre de demandes d’asile a encore augmenté de 10% l’an dernier, à 52 408.

Vous le constatez, d’après ces chiffres, ceux du ministère en charge de l’immigration, tout est nettement orienté à la hausse.
Je vous avais parlé de mensonges de la part du gouvernement et de l’UMP.
Le premier est un mensonge par omission : le ministre a-t-il fait connaître ces chiffres et ces tendances aux Français ? Non !

Le second mensonge est une contre-vérité colportée par l’UMP dans les médias depuis le début de l’année : le 19 janvier 2011, Nadine Morano, ministre du gouvernement Sarkozy, indiquait sur France 2 dans l’émission les 4 vérités que le nombre de titres de séjour avait baissé de 4% en 2010. C’est absolument faux, il a grimpé de plus de 13%. Elle ajoutait que l’immigration familiale baissait de 12%, alors qu’elle progresse de près de 8%.

Autre mensonge : le 23 janvier 2011, le numéro 1 de l’UMP, Jean-François Copé, affirmait dans un débat face à moi sur BFM TV, que l’immigration familiale avait baissé de 14% en 2010. Nouveau mensonge, remarquez avec Monsieur Copé on est habitué. Elle a augmenté de près de 8%.

B.     l’immigration clandestine : les reconduites à la frontières baissent

Vous le savez, il n’est pas possible de connaître précisément le nombre de clandestins en France. Pour avoir un ordre d’idée, ayons simplement à l’esprit que la préfecture de Seine-Saint-Denis estime ce nombre dans ce seul département à 150 000…

Pour le reste, le seul chiffre en baisse dans le bilan 2010 de l’immigration concerne le nombre d’éloignements, c’est-à-dire de reconduites à la frontière de clandestins : 28 087, soit 4,5% de moins qu’en 2009…

A ce sujet, il faut noter que les services de police et de gendarmerie ne portent aucune responsabilité dans cette baisse. Leurs effectifs sont sans cesse réduits depuis 2005 (-16 000 postes déjà). Surtout ils sont tributaires des consignes politiques, très molles, et de la faiblesse de nos dirigeants face aux groupes de pression.

Le vrai « chiffre mystère » est celui du nombre de régularisations de clandestins.
Sur ce sujet, c’est l’opacité la plus totale qui règne. J’avais moi-même demandé à M. Besson par courrier ce chiffre en juin 2010, il était alors ministre de l’Immigration. Il n’a pas osé me répondre tant il devait être embarassé par la réalité.  Pour 2009, le journal Le Monde avait évalué ce nombre à « au moins 20 000 », je cite l’article du 20 décembre 2009. En débat face à moi sur France2 en janvier 2010, Eric Besson toujours lui, avait osé mentir en direct et me donner le chiffre de 6000 pour cette même année 2009.

D’après nos sources, vérifiées et crédibles, les autorités une nouvelle fois mentent effrontément aux Français. Il y a eu ainsi dans notre pays en 2010 17 000 régularisations d’adultes, auxquelles il faut ajouter 40% au titre du nombre de régularisations de mineurs (qui n’ont pas besoin de papiers). Et surtout il faut bien comprendre qu’une fois régularisé le clandestin a la possibilité de faire venir sa famille : enfants, conjoints, parents, nouvelle épouse s’il se marie. La régularisation d’un clandestin a donc un effet multiplicateur sur l’immigration familiale et sur l’immigration nuptiale.

=> Ainsi, le nombre de régularisations s’est établi aux alentours de 25 000 en 2010, soit 4 fois plus que le chiffre du ministre, et une belle démonstration qu’au lieu de parler de régularisation « au cas par cas » comme le dit le gouvernement, on devrait plutôt parler de régularisations «  dans tous les cas »… 

C.     l’accès à la nationalité française : la grande distribution !

Là aussi, la tendance est franchement à la hausse en 2010. Le nombre d’accès à la nationalité a ainsi grimpé de 7,8% sur un an, pour atteindre 116610.
Notre carte nationale d’identité est distribuée par les préfectures comme des journaux gratuits à l’entrée d’un RER. On se presse devant les guichets de naturalisation et de régularisation des préfectures comme dans le métro aux heures de pointes.

Notons dans ce chiffre la hausse très forte du nombre d’accès à la nationalité par mariage : +34% en un an, à 21865.

Dans le même temps, nous apprenons que le nombre de filières de faux mariages démantelées en 2010 s’est élevé à…7 !

Tableau récapitulatif (sources : chiffres de ministère en charge de l’immigration) :

D.    Mais il reste quelques chiffres essentiels que nous n’avons pas réussi à avoir

La transparence démocratique exigerait que 3 autres chiffres soient donnés à nos compatriotes.
Malheureusement, nous n’avons pas encore pu nous les procurer. A défaut de compter sur le gouvernement, nous faisons appel aux Jean Moulin de l’administration, aux fonctionnaires patriotes qui veulent organiser  ce qu’il faut bien appeler la résistance à cette politique insensée.

Il s’agit :

- du nombre de personnes ayant la binationalité en France, détaillé par nationalité

- de la part des étrangers et personnes d’origine étrangère dans nos prisons, y compris le nombre de ceux ayant obtenu la nationalité.

- de la part des étrangers et personnes d’origine étrangère dans les crimes et délits

Le gouvernement a le devoir de donner ces chiffres ! Le peuple français doit l’exiger ! 

  1. Les aides sociales dont bénéficient les étrangers en situation régulière et irrégulière sont effarants !

Qu’ils soient légaux ou pas, les étrangers ont droit en France à une multitude d’aides sociales qui sont autant de pompes aspirantes de l’immigration. En matière d’immigration, l’UMPS font comme les shadoks, ils pompent.

Le Front National a mené un travail approfondi sur ce sujet.

A. Les droits sociaux ouverts aux détenteurs d’un titre de séjour :

- L’allocation chômage

Les étrangers en situation régulière et au chômage ont droit aux indemnités de chômage et au  service de placement de Pôle emploi.

- Le Revenu de solidarité active (R.S.A.)

Les étrangers, âgés de 18 à 25 ans ou de plus de 25 ans, peuvent bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) sous réserve d’être en possession de certains titres de séjour :

Peuvent ainsi prétendre au RSA :

  • les réfugiés et apatrides,
  • les personnes bénéficiaires de la protection subsidiaire,  
  • les personnes titulaires de la carte de résident,
  • les personnes, hors Espace économique européen et confédération suisse, titulaires d’un titre de séjour les autorisant à travailler depuis au moins 5 ans

Les prestations familiales

Lorsque la famille réside en France, les conditions d’ouverture du droit aux prestations familiales sont examinées comme pour les allocataires de nationalité française. Seule condition :  Les enfants des ressortissants étrangers doivent vivre habituellement en France et être à sa charge effective et permanente.

- L’allocation de solidarité aux personnes âgées  (ASPA) (ex « minimum vieillesse »)

L’ASPA a été mise en place dans le but de fournir un appui financier aux seniors aux revenus modestes et qui ne sont pas en mesure de faire face aux frais d’hébergement dans un établissement spécialisé. Les familles, dont les ressources sont assez modiques, et qui doivent accueillir leurs aînés, peuvent également prétendre à cette allocation, d’un montant de 742 euros par mois en 2011

=> Les étrangers qui habitent en France et qui sont en situation régulière peuvent bénéficier de cette prestation.

Ça n’est pas terminé…

- L’allocation financière « Parcours de réussite Professionnelle » (PARP)

Financé sur le budget du Secrétariat général à l’immigration et à l’intégration,  le PARP a pour objet de soutenir financièrement le cursus de formation, au sein de l’enseignement supérieur, de jeunes qui, du fait de leur parcours migratoire, sont arrivés en France en cours de scolarité.

2. Les droits ouverts aux clandestins

 - L’Aide médicale d’Etat (AME)

Les clandestins peuvent aujourd’hui se faire soigner sans contreparties, grâce à l’Aide médicale d’Etat (A.M.E.) mise en place par Lionel Jospin. C’est unique au monde.

En principe, les soins de maladie et de maternité sont pris en charge à 100 % pour les bénéficiaires de l’AME, de même que le forfait hospitalier.

Plus de 200 000 personnes ont eu accès à l’aide médicale de l’Etat en 2010. Selon le quotidien Le Figaro, « l’enveloppe de 535 millions d’euros prévue en 2010 devrait être largement dépassée. Le coût pour 2011 est fixé à 588 millions d’euros. »

- L’obligation scolaire

Du fait du principe de l’obligation scolaire, leurs enfants sont systématiquement pris en charge par l’Education nationale, là aussi sans contreparties, ce qui constitue d’ailleurs par la suite un obstacle à l’éloignement des familles concernées ( comme le montrent les actions médiatiques, au plan local comme national, du Réseau Education Sans Frontières (RESF) qui sait parfaitement jouer de ce droit !)

Cette scolarisation ouvrant elle-même droit à l’ensemble des aides délivrées sous conditions de ressources : tarif de cantine, activités extrascolaires…

- Les droits étudiants

Notons enfin que l’inscription à l’université peut se faire sans qu’il soit besoin d’être français, ni même sans titre de séjour ! Nombre de clandestins peuvent ainsi s’inscrire en faculté, ce qui leur ouvre tous les droits liés au statut d’étudiant : sécurité sociale étudiante, services du CROUS, logement étudiant, tarifs préférentiels,…

Catégorie Chiffres 2010 Evolution par rapport à 2009
Titres de séjour 198 604 +13,2% 
Dont immigration professionnelle 25 432 +4,8%
Dont immigration familiale 81 237 +7,5%
Demandeurs d’asile 52 408 +10% 
Reconduites à la frontière 28 087 -4,5% 
Régularisations de clandestins 25 000 (estimation) ?
Naturalisations 116 610 +7,8%